Natalie Barney, Louise de Vilmorin, Marguerite Yourcenar,
pour ne nommer que ces trois-là, ont été
présentes, au siècle dernier, dans la vie de Jean
Chalon. Elles continuent à l’être dans ses songes.
Ses déesses, George Sand, Colette, Lola Flores, hantent
également ses nuits, où il ne se réveille
que pour noter ce qu’il voit et entend dans la journée.
En effet, le paradis, pour Jean Chalon, ce sont les autres, dont
il observe, avec un amusement qu’il nous fait partager, la comédie
humaine, entre le Paris des Batignolles, et un petit village
espagnol perdu aux frontières du Levant et de l’Aragon,
Navajas.
Choses vues et entendues. « C’est le contraire
d’un journal intime. Il faudrait inventer pour toi le journal
extime, c’est-à-dire braqué sur les autres »
(Michel Tournier).
Ce livre constitue un fervent plaidoyer en faveur du rêve,
une profession qui ignore le chômage…
C’est à Edmonde Charles-Roux que ce livre doit son titre.
Dans un article consacré à son précédent
ouvrage, elle avait écrit : " Jean Chalon, c’est
un rêveur professionnel ".
































































































































































































































































