Un soir d’hiver, dans un restaurant indien de Londres où Monsieur Black est entré sans autre intention que d’y prendre son dîner, un personnage, placé par hasard à ses côtés, entreprend de lui révéler un secret : il a découvert le bonheur. Jusque-là, Monsieur Black ne présentait aucun signe particulier qui puisse le différencier d’une espèce avec laquelle il essayait généralement d’entretenir des rapports de bon voisinage. Du moins le croyait-il. Mais, depuis que cette rencontre l’a élu détenteur d’un secret qu’il n’avait pas sollicité, quelque chose a changé. Dans ce roman policier où le réel devient peu à peu, à mesure que l’enquête progresse, une sorte de puissance étrangère avec laquelle Monsieur Black conserve, mais à son corps défendant, des relations compromettantes, la victime, le détective, et l’assassin ne font qu’une seule personne. L’enquête aboutit finalement à deux constats : tout homme est un homme de trop, le réel est un crime parfait. Ce soir-là, Monsieur Black aurait peut-être mieux fait de ne pas quitter sa chambre
« Dans Le Réel est un crime parfait,
Monsieur Black, Jacques Bellefroid, avec un style à
rendre pâles tous ceux qui se rêvent écrivains,
ruse avec l’intrigue policière, qui n’est qu’une péripétie. »
Josyane Savigneau, Le Monde
« L’éternité viendra-t-elle à
bout de Monsieur Black ? Vous le saurez en lisant ce roman
peu commun d’un jeune écrivain qui tranche nettement sur
ses pairs. »
Jean-Maurice de Montremy, La Croix
« Monsieur Black semble être à la
fois le fils de Kafka et de Waugh : l’absurde tempéré
par un humour élégant et ravageur. C’est un homme
qui voyage beaucoup. Mais on ne s’évade pas du réel
impunément ! Un roman brillant et savoureux, rempli de
pièges subtils, qui ne laisse pas un instant le lecteur
en paix. »
Jean-Marie Le Sidaner, L’Ardennais
« De grâce, ne laissez pas échapper
Monsieur Black, ce vieil enfant bâtard de la métaphysique
et de l’humour que le bonheur menace dans un restaurant de Londres,
et que le monde réel condamne à la transparence,
au demi-mot et à l’insigne modestie : déjà
il s’efface, laissant seule accrochée entre les pages
l’ironie subtile d’un écrivain très singulier.
Dont on ne sait à peu près rien, sinon qu’il est
un virtuose de la mise en abîme et du battage des cartes,
et qu’il a dû s’appeler, dans une vie antérieure,
Lewis Carroll. »
Jean-Louis Ezine, Le Nouvel Observateur
« Avec son titre et sa jaquette de polar, le dernier
roman de Jacques Bellefroid est l’un des livres les plus surprenants,
drôles, astucieux et inventifs de la saison. »
Michèle Gazier, Télérama
« Doué d’une écriture précise
et précieuse, d’une rare disposition pour la litote et
d’une magnifique liberté d’écrivain, Bellefroid
construit en quelques scènes à la fois lentes et
brillantes un jeu intellectuel dont la parfaite construction
cache de multiples replis de mystères, d’indécelables
passages, d’inquiétantes chambres secrètes. C’est
une comédie très sérieuse, une méditation
très plaisante, une enquête policière où
la victime, l’assassin et le détective ne font qu’un,
une réflexion morale assez pascalienne sur le bonheur
et le divertissement dans laquelle le sourire remplit la fonction
maïeutique. »
Pierre Lepape, La Quinzaine Littéraire
































































































































































































































































