Le réel est un crime parfait, Monsieur Black

Auteur : Bellefroid, Jacques

collection :

date de parution : 1er mars 1991

Roman.

13 × 20 cm. 286 p. 11,75 €.

Collection : Littérature.

ISBN : 978-2-7291-0168-8

Un soir d’hiver, dans un restaurant indien de Londres où Monsieur Black est entré sans autre intention que d’y prendre son dîner, un personnage, placé par hasard à ses côtés, entreprend de lui révéler un secret : il a découvert le bonheur. Jusque-là, Monsieur Black ne présentait aucun signe particulier qui puisse le différencier d’une espèce avec laquelle il essayait généralement d’entretenir des rapports de bon voisinage. Du moins le croyait-il. Mais, depuis que cette rencontre l’a élu détenteur d’un secret qu’il n’avait pas sollicité, quelque chose a changé. Dans ce roman policier où le réel devient peu à peu, à mesure que l’enquête progresse, une sorte de puissance étrangère avec laquelle Monsieur Black conserve, mais à son corps défendant, des relations compromettantes, la victime, le détective, et l’assassin ne font qu’une seule personne. L’enquête aboutit finalement à deux constats : tout homme est un homme de trop, le réel est un crime parfait. Ce soir-là, Monsieur Black aurait peut-être mieux fait de ne pas quitter sa chambre

« Dans Le Réel est un crime parfait, Monsieur Black, Jacques Bellefroid, avec un style à rendre pâles tous ceux qui se rêvent écrivains, ruse avec l’intrigue policière, qui n’est qu’une péripétie. »
Josyane Savigneau, Le Monde

« L’éternité viendra-t-elle à bout de Monsieur Black ? Vous le saurez en lisant ce roman peu commun d’un jeune écrivain qui tranche nettement sur ses pairs. »
Jean-Maurice de Montremy, La Croix

« Monsieur Black semble être à la fois le fils de Kafka et de Waugh : l’absurde tempéré par un humour élégant et ravageur. C’est un homme qui voyage beaucoup. Mais on ne s’évade pas du réel impunément ! Un roman brillant et savoureux, rempli de pièges subtils, qui ne laisse pas un instant le lecteur en paix. »
Jean-Marie Le Sidaner, L’Ardennais

« De grâce, ne laissez pas échapper Monsieur Black, ce vieil enfant bâtard de la métaphysique et de l’humour que le bonheur menace dans un restaurant de Londres, et que le monde réel condamne à la transparence, au demi-mot et à l’insigne modestie : déjà il s’efface, laissant seule accrochée entre les pages l’ironie subtile d’un écrivain très singulier. Dont on ne sait à peu près rien, sinon qu’il est un virtuose de la mise en abîme et du battage des cartes, et qu’il a dû s’appeler, dans une vie antérieure, Lewis Carroll. »
Jean-Louis Ezine, Le Nouvel Observateur

« Avec son titre et sa jaquette de polar, le dernier roman de Jacques Bellefroid est l’un des livres les plus surprenants, drôles, astucieux et inventifs de la saison. »
Michèle Gazier, Télérama

« Doué d’une écriture précise et précieuse, d’une rare disposition pour la litote et d’une magnifique liberté d’écrivain, Bellefroid construit en quelques scènes à la fois lentes et brillantes un jeu intellectuel dont la parfaite construction cache de multiples replis de mystères, d’indécelables passages, d’inquiétantes chambres secrètes. C’est une comédie très sérieuse, une méditation très plaisante, une enquête policière où la victime, l’assassin et le détective ne font qu’un, une réflexion morale assez pascalienne sur le bonheur et le divertissement dans laquelle le sourire remplit la fonction maïeutique. »
Pierre Lepape, La Quinzaine Littéraire

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