Arthur autre, ou la fin de parcours d’un enseignant pas tout à fait comme les autres : “enseignant”, oui, et donc “semeur de signes”, mais lui-même assailli par tous ceux que produit un gros collège urbain, il s’enfonce solitairement dans une espèce d’univers parallèle où la littérature voisine avec les tags, les cris avec les chuchotements, les fleurs de style avec les graffiti, les formules magiques avec les bavardages. Tout ensemble passeur patenté et passager clandestin, Monsieur Autre poursuit tant bien que mal une navigation faire d’allers-retours... mais à vrai dire, inconsciemment, le “professeur de lettres” dérive de plus en plus – et le quotidien lui semble de moins en moins déchiffrable ; les élèves, les collègues, l’école et ses parages... et tout d’abord lui-même, Arthur Autre (dit Rature). Écrit ou prononcé, un tel nom, bien sûr, prête à sourire, mais Arthur n’est pas dupe et s’en amuse le premier : « Autre, oui... comme tout le monde », aime-t-il à préciser.





























































































































































































































































