La Haine maintenant ? sionisme et palestinisme, les 7 pièges du conflit

Auteur : Amzallag, Gérard Nissim - Belhassen, David André

collection :

date de parution : 18 mai 2006

Essai.

13 x 20 cm. 300 p. 20,30 €.

Collection : Les Essais.

ISBN : 978-2-7291-1612-5

Et si « le conflit israélo-palestinien » n’était en vérité qu’une guerre civile entre deux factions d’un seul et même peuple ? Et si ce peuple, aliéné par deux idéologies haineuses, le sionisme et le palestinisme, inoculées par le mandat britannique voilà près d’un siècle, découvrait un jour sa véritable identité ? Tournerait-il les armes contre ses oppresseurs et tous ceux qui l’ont poussé à se haïr et s’anéantir dans une guerre fratricide ? Assisterons-nous alors à des scènes de « fraternisation » entre « Israéliens » et « Palestiniens » qui ensemble rejetteront ces deux idéologies aliénatrices pour recouvrer leur authentique et originelle identité ? Mais quelle est donc leur identité ? Les auteurs de cet essai analysent, dissèquent, et démontent les sept pièges qui ont été tendus à leur peuple par le sionisme et le palestinisme, et ce faisant, révèle aussi bien la véritable identité de la majorité des habitants de cette contrée : ni juifs, ni arabes, mais hébreux-cananéens, que le nom originel de cette terre : ni Israël, ni Palestine, mais Qedem (littéralement : le Levant). S’il en est ainsi, alors le slogan à la mode « deux peuples, deux états », prôné par tous, s’avère être une sottise, pire encore, une tragédie grecque : celle d’un peuple scindé et déchiré des deux côtés du mur de Sharon, avec la bénédiction de la communauté internationale, tout heureuse de « régler » le conflit en faisant miroiter l’illusion « d’une paix juste et durable ». Or ni « paix maintenant », ni justice demain ne régneront tant que le fanatisme religieux sera exacerbé par la création de deux états-ghettos, comme nous l’avons vu dernièrement avec la poussée du Hamas aux élections palestiniennes et que nous verrons bientôt aux prochaines élections israéliennes avec celle du messianisme juif ; tant que cette contrée continuera à être considérée par des États laïcs et démocratiques, comble de l’absurde, comme la « Terre sainte », le Vatican des trois religions monothéistes. Mais si cette terre n’est pas plus sainte que d’autres, elle n’en est pas moins la patrie de ses habitants. C’est une utopie, objecte la « Realpolitik » ! Le fossé entre « Israéliens » et « Palestiniens » est devenu trop profond, et il n’y a pas d’autre choix que de « couper le bébé en deux ». Refusant de succomber à cette « fatalité » digne du jugement de Salomon, les auteurs proposent au contraire un peuple, un pays. Et si cette solution est pour l’instant une utopie, elle est préférable à une « réalité » désespérante et assassine. Il n’y a pas plus menaçant pour la « haine maintenant » qu’un message porteur d’espoir.

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