Écrit de la terre
La migration des oiseaux nous en parlerons calmement en une autre occasion
comme de la chaux épaisse répandue dans la bouche
des puits
où pourrit le silence
Il y a une raison pour ne pas rejeter
une métaphore si cruelle de la semence
nous découvrons
dans les fruits lucides et hauts de septembre
une sagesse encore proche des sources
Elle était cela
là où une seule pierre brûle les doigts
Si tu veux un exemple
prends-le dans cette mer d’étain
mire-toi en elle
mais ne tarde pas à contempler
la blanche quiétude des violettes
Allons il fait nuit maintenant il est temps
tandis que mes lèvres ont la brillance
de celui qui meurt sur ton corps






































