Dieu ne ferme jamais à clé

Auteur : Levtchev, Lubomir

collection :

date de parution : 23 mars 2006

Poèmes adaptés du bulgare par Claudine Helft, préface de Jean Blot.

Bilingue.

13 × 20 cm. 106 p. 14,20 €.

Collection : Le Fleuve et l’Écho.

ISBN : 978-2-7291-1611-8

Il y a chez ce penseur, riche d’une expérience surréaliste, toute la folie d’une écriture où le réel et l’imaginaire sont intimement mêlés. Poésie chargée d’humanité, de désespoir, de patriotisme. En 1985, dans la revue Nota Bene, on pouvait lire : « poète remueur d’idées, fougueux et en accord avec les interrogations de ce temps, il n’est pas loin des poètes beatnik, et il peut faire songer à Evtouchenko, ou Voznessenski. Mais il possède en propre un don d’hallucination planétaire... » C’est bien ce même don que l’on retrouve dans Dieu ne ferme jamais à clé. Sa poésie le porte vers le religieux et le spirituel mais se fond souvent dans un humour décapant. Ses poèmes sont nourris de son histoire personnelle mais ont une portée universelle – marque indubitable de son talent qui traverse la traduction en dépit des différences de sonorité : cela se nomme la « voix » d’un poète. Et celle-là, n’en doutons pas, est unique.

Nirvana

L’été meurt en été. Et alors ?
L’automne est innocent.
Des rires dans la grange.
on refait la carte des Balkans
comme on change le pansement d’une plaie.
Le lac abandonné par la pluie infidèle,
exhibe avec indécence un fond pierreux ;
seau en bois,
mocassin de caoutchouc.
De la corde,
de menus poissons.
Il n’y manque que moi.
Où ai-je échoué ?
Je ne lis pas les journaux

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