En 1888, au Nicaragua, paraît un livre révolutionnaire qui va bouleverser toute la littérature de langue espagnole. Son auteur a vingt et un ans.Il est alors animé par « tout un souffle venu de Paris » – celui de Hugo et de son fameux « l’art c’est l’azur », mais aussi de celui de Verlaine, de Flaubert, de Zola, de Barbey d’Aurevilly, de Catulle Mendès... Il connaît parfaitement les littératures classiques et toute la modernité. En publiant Azul..., poésies et proses fondées sur des modèles étrangers et des sujets exotiques, il démontre, plus que jamais, que la seule patrie de l’écrivain reste la langue, sa langue, qu’il crée de toutes pièces, qu’il ne se contente pas de recevoir en héritage, mais qu’il perturbe, fait devenir autre.






























