Dans un studio improvisé à la FIAC, André
Morain commence à portraiturer en 1982 le milieu de l’art.
Réduits au dénominateur commun du siège
– un fauteuil de bureau des années 40, – artistes,
conservateurs, galeristes, collectionneurs, marchands et critiques
tentent comme un seul homme d’asseoir leur réputation.
S’il offre l’intérêt de montrer des visages rares,
ou qu’on croyait disparus (Meret Oppenheim, Louise Nevelson,
Willy Maywald), l’exercice, comme prévu, tourne vite à
la systématique. Il est révélateur que sur
les 406 portraits retenus, non datés, ne figurent que
dix photographes.
Patrick Roegiers, Le Monde


















































