si le bateau roule au cuivre dormeur des mers
tu fermes ton hublot
tu guettes sous les coups d’odeurs les vents les fers
grinçants les balafres monotones du flot
les houles éclatant en chaudes fleurs vineuses
et la sueur d’étoile aux lumières trembleuses
si dans la moiteur de la vie mélancolique
tu ouvres le hublot
son globe charrie dans sa coulée métallique
le chant chromé du monde le puissant sanglot
des cités usées aux infinis travailleurs
au bat-flanc du port la nuit grouillante prodigue
l’appel des feux des fards des cris appareilleurs
le rêve éclot enfin de sa longue fatigue







































































































