L’hiver allait s’effaçant Il neigeait Le
printemps vivait sans être né
Comme le simulacre d’une vérité plusieurs
fois mensongère La fièvre
essentielle persistait Là où la rivière
déroulait son film d’une grâce inutile
à travers le paysage qui s’étendait à perte
de vue tel un grand lavis
aveuglant la toute laine la toute neige La
plus lente que lente tournait sur
elle-même en se déplaçant
presse
« Tous autant qu’ils
sont et chacun à sa manière, les livres de Lina
Lachgar irradient – on ne saurait dire autrement. À
l’instar de ces carrousels illuminés, ils magnétisent,
ils électrisent les sens [...]. »
Anthony Dufraisse, Nrf.
« Il convient au
mieux d’aborder Lina Lachgar […] par un abandon consenti
à une longue – et lente – plongée dans
un univers intérieur, dévoilé, masqué,
suggéré, exposé, selon les moments. […]
Lina Lachgar écrit comme on échange un premier
baiser amoureux, à pleine bouche, fiévreusement
et délicatement à la fois. »
Lucie Clair, Le Matricule des anges.







































































































