Après L’Immersion rebelle, une suite de poèmes d’un ton entièrement nouveau, comme le montre ce très beau poème qui achève le livre :
Grains d’une onde instable les visages vivants
forment dans l’espace conquis la mémoire du
monde, donnent au
temps présent son rythme partagé,
à l’abondance des mots un sens disponible,
la musique du vide est le souffle des dieux,
effacés, oubliés, ils imposent leur ombre
à l’impétuosité des aveugles volontaires
incapables d’inventer un substitut tangible,
l’interprète du message propose sa lecture
aux auditeurs avides d’entendre une raison
de se soumettre fourbus à l’énoncé du nom,
d’ignorer le devoir d’inventer le silence







































































































