Classé improprement dans les « Naïfs », Anselme Boix-Vives s’apparente davantage aux singuliers de l’art. Sa peinture est voisine de celle des pré-Mexicains, des Africains, des Océaniens ou encore de celle des peintres populaires de Haïti. En huit années, il accumule une œuvre considérable – 2416 œuvres ont été répertoriées – , composée le plus souvent de gouaches peintes sur des cartons de récupération dont il met à profit les formats insolites. Il emploie des couleurs vives, sorties directement du tube, et centre ses sujets. Ses thèmes évoquent tantôt ses souvenirs d’enfance, sa vie au milieu des troupeaux, les promeneurs, les vétérinaires, les concierges, les loups, les skieurs, le mariage, les couples avec enfant, les fleurs, tantôt des sujets tirés de la Bible, de contes ou de rêves fantastiques, tantôt l’actualité télévisée. Valérie Boix-Vives a fait un travail considérable de classement de cette œuvre insolite qui apparaît grâce à elle dans son foisonnement merveilleux qui ne cesse de nous enchanter.






