À vingt ans, il se tait, frappé par une maladie mentale qui le sépare à tout jamais du monde. Son œuvre aussi s’est arrêtée. La lumière qu’elle irradie enveloppe Nelligan d’un halo mythique et comme prémonitoire : « Je sens voler en moi les oiseaux du génie / Mais j’ai tendu si mal mon piège qu’ils ont pris / Dans l’azur cérébral leurs vols blancs, bruns et gris, / Et que mon cœur brisé râle son agonie. » C’est cette voix éclatante et pure que Jean-Pierre Issenhuth nous convie à redécouvrir.























































































































































