Au coeur de l’apparent chaos de la poésie contemporaine (mais comment l’éclairer mieux sans recul ?), l’œuvre de Michel Deguy, de par la savante mobilité d’écriture de ses « actes », est aussi l’une des plus significatives. Ouï Dire, dès 1966, renvoie, comme par réflexion, l’interrogation de l’être à une mise en question du langage. Le lyrisme des premiers livres se brise (non sans humour) sur le miroir que les mots lui opposent. Livre-clé d’un chantier fécond ouvert par le grammairien, le philosophe, le poète aux éclatantes intuitions en quête du « chemin [qui] me partage entre tout et tout ».























































































































































