Philip Larkin (1922-1985). Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans l’Angleterre meurtrie, cet amateur de jazz entreprend de faire entrer le quotidien en poésie. Il nous enferme dans la vulgarité d’un monde, « sans église », où règnent le labeur – ce « crapaud » – les cancers familiers, et les « couples de mômes » qui inventent leur triste « paradis »... Œuvre cynique, lucide, inspirée ? Sa froide brutalité (et la personnalité du poète...) déchaîne aujourd’hui des polémiques, alors que s’en est allé Larkin, et que la vague « déferle tout au long d’un rivage infini ».

















































































































































