Juvénal (c. 55 – après 130). Decimus Iunius Iuuenalis voit passer une dizaine d’empereurs, de Néron à Hadrien. Plusieurs feront les douteuses délices de Suétone. Mais Juvénal, dans les seize Saturae qu’il commence à publier après l’an 100 de notre ère, s’en prend à tout ce qui bouge dans Rome : les esprits et les mœurs, les délires et les crimes, privés ou publics. Il est (et ne sera dans les temps à venir que bien rarement égalé) le Grand Vitupérateur du Grand Cloaque. La prudence, s’il en faut, n’atténue pas la violence de l’attaque, elle la fait oblique, ne perdant guère en chemin ni son souffle, ni aucun outrage. Exagéré ? Visionnaire averti de la décadence proche ; tel, hier, ce film inspiré, Fellini- Satyricon...

















































































































































