Karin Boye (1900-1941). Déchirée, jusqu’au suicide – elle écrit : « Toi, ma douce, douce mort, je te bénis à chaque instant où tu tortures » –, païenne ou chrétienne ? Féministe, solitaire, Karin Boye se confie à l’Arbre mythique, battu par le Temps, mais à l’ombre duquel elle retrouve vie et songe. La nature lui était le havre d’une vivante mythologie où se protéger des peurs. Œuvre étonnante par son pouvoir magique, son désespoir et sa force. Un demi-siècle après sa disparition, sa poésie est devenue l’une des voix majeures de la Suède.

















































































































































