Johannes Bobrowski (1917-1965). Les paysages de l’enfance, où « la parole des pères retentit encore », le poète, même séparé d’eux, s’y ressource sa vie entière. À l’écoute du génie du lieu de ce carrefour de l’est prussien (Bobrowski naît à Tilsit, sur le Niémen), qui fit s’affronter ou se mêler des peuples divers. « Souhaite bienvenue aux étrangers. Toi-même, tu seras l’étranger. Bientôt. » Considéré comme héritier de Klopstock, de Hölderlin, de Trakl, son art s’est peu à peu cristallisé, jusqu’à ne retenir que le lyrisme le plus pur. Pour mieux dire les permanences archaïques de l’être, et capter la lumière de « ce qui vit encore ».

















































































































































