August von Platen (1796-1835) Aujourd’hui encore moins inconnu que méconnu, le comte von Platen reçoit en partage le don empoisonné d’aimer par-dessus tout l’art et la beauté des jeunes hommes : ceux qu’il a pour condisciples à l’Université, à l’armée, et ceux qu’il rencontre en Italie. Esthète, mais épris de classicisme, ses poésies et son Journal témoignent d’une vie d’éblouissements désespérés. Il y a chez cet homme seul une parenté avec Goethe : l’intelligence et une sorte de religion solaire. Mais l’œuvre lyrique, unique en son temps, appelle par sa musique, ses éclats fiévreux, parfois funèbres, les échos à venir chez George, Hofmannsthal ou Rilke.
La Différence ont publié de lui : Sonnets d’amour et sonnets vénitiens (1993), Ôdes italiennes (1996), et ses étonnants Journaux (1996) .
