Mohamed Hmoudane

Mohamed Hmoudane est né en 1968 à El Maâzize, village du Maroc. En 1989, il immigre en France. Commence alors « un parcours de combattant » doublé d’une « quête poétique » sans complaisance ni concessions qui l’a amené à publier plusieurs ouvrages où s’impose d’emblée une voix singulière et puissante.
Parmi ses livres les plus récents, on peut citer Attentat (La Différence 2003), Incandescence (Al Manar, 2004), Blanche mécanique (La Différence, 2005) ou encore French dream (La Différence 2006) et Parole prise, parole donnée (La Différence, 2007).

Salim Jay

Né en 1951 à Paris d’un père marocain et d’une mère française, Salim Jay est l’auteur de nombreux essais et de quelques romans : La semaine où madame Simone eut cent ans, Portrait du géniteur en poète officiel, L’oiseau vit de sa plume et Tu ne traverseras pas le détroit.
Son Dictionnaire des écrivains marocains vient de paraître simultanément en France et au Maroc.
La Différence a publié de lui, en 2006, Embourgeoisement immédiat ainsi que Portrait du géniteur en poète officiel et Victoire partagée, en 2008

Abdelkébir Khatibi

Né à El Jadida au Maroc en 1938, Abdelkébir Khatibi a grandi dans un quartier populaire proche de la mer. Après le décès de son père, théologien et négociant, il est élève au collège Sidi Mohammed à Marrakech, entre 1950 et 1957. Il écrit ses premiers poèmes à douze ans, en arabe, ensuite en français qui devient sa langue d’écriture. Il fait ses études supérieures à la Sorbonne entre 1958 et 1964 et obtient son doctorat en sociologie en 1965. À son retour au Maroc, il mène une intense activité : chercheur, écrivain, enseignant, intellectuel engagé dans la politique à travers le Syndicat de l’enseignement supérieur dont il est l’un des fondateurs. Il publie en 1971 son premier ouvrage littéraire, La Mémoire tatouée, récit autobiographique qui inaugure une série de livres et d’études dans trois domaines : la littérature proprement dite, la recherche en science sociale, la critique d’art. En 1979, il arrête d’enseigner pour se consacrer à la recherche et à l’écriture. Il devient directeur de l’Institut universitaire de la recherche scientifique (Rabat) de 1994 à 2003. Son œuvre (une trentaine d’ouvrages et plus de 150 articles : études, entretiens) est traduite en plusieurs langues. Parmi ses distinctions, on notera un des Grands prix de l’Académie française (1994), le Grand Prix du Maroc (1998), le prix de l’Afrique méditerranéenne/Maghreb (2003).

Abdellatif Laâbi


Prix Goncourt de la Poésie 2009

Grand Prix de la Francophonie de l’Académie française 2011

Abdellatif Laâbi est né en 1942, à Fès. Son opposition intellectuelle au régime lui vaut d’être emprisonné pendant huit ans. Libéré en 1980, il s’exile en France en 1985. Depuis, il vit (le Maroc au cœur) en banlieue parisienne. Son vécu est la source première d’une œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) sise au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d’humour et de tendresse.

Mohamed Leftah

Né à Settat, au Maroc, en 1946, il fait ses études à Casablanca, puis s’oriente vers une carrière scientifique. Il atterrit à Paris dans une école d’ingénieurs en travaux publics. En 1968, au milieu des évènements qui secouent la capitale, il écrit des poèmes… et s’enivre. En 1972, il revient au Maroc, se forme à l’informatique, devient informaticien puis journaliste littéraire au Matin du Sahara et au Temps du Maroc. À partir des années 90, il écrit dans la fièvre. En 1992, après la parution de Demoiselles de Numidie aux Éditions de l’Aube, il renonce à éditer ses textes jusqu’à ce que Salim Jay l’introduise auprès des Éditions de la Différence, qui éditera l’ensemble - considérable - de son œuvre inédite. Mohamed Leftah est mort au Caire, où il résidait depuis 2000, le 20 juillet 2008.

presse

« Qu’il s’agisse des romans ou des nouvelles, ces œuvres ont détonné dans le paysage littéraire. Qu’une voix d’une si profonde maturité, d’une ampleur passionnelle qui vous traîne vers le sublime à travers une promenade cauchemardesque dans les bas-fonds, émerge après des années de silence, et de surcroît en français venant du Caire via un éditeur parisien, n’a pu que sidérer les lecteurs, en état de choc. »
Kenza Sefrioui, Le Journal Hebdomadaire

« Mohamed Leftah est un fou de lecture et Au Bonheur des limbes un hymne au roman »
Josyane Savigneau, Le Monde.

« Une écriture agile, à la fois crue et poétique »
Hélène Perraudeau, Libération.

« Un styliste à la Genet. Voluptueux interprète des pulsions et des passions, il nous révèle la société marocaine à la lumière du désir sexuel »
Salim Jay, Match du monde.

« un roman sidérant, courageux, définitif pour contrer la barbarie de l’intégrisme, dans un désespoir outrageusement libre »
Jacques Sterchi, La Liberté de Fribourg.

« C’est la fragilité même de ce monde adoré, au bord de l’anéantissement, qui donne lieu à ces évocations d’une fulgurante intensité. Plus que la nostalgie, c’est l’hymne qui se dégage du livre, pour célébrer sans complaisance ni enjolivures l’esclavage intemporel de la prostitution »
Kenza Sefrioui, Le Journal Hebdo.

« Alliant l’humour, l’alerte érudition et le plaisir du verbe dont témoignait déjà Demoiselles de Numidie, Mohamed Leftah célèbre avec eux les hommes des “limbes”. Il désigne ainsi, dans la foulée d’Evelyn Waugh le monde du “bonheur naturel, sans la vision béatifique” »
Jean-Maurice de Montremy, Livres Hebdo.

Rachida Madani

Connue d’abord comme poète (La Différence publie Blessures au vent, Rachida Madani est née en 1951 à Tanger, où elle vit toujours. L’histoire peut attendre est son premier roman.

Zaghloul Morsy

De père égyptien et de mère marocaine, Zaghloul Morsy est né à Marrakech en 1933. Après des études secondaires aux collèges musulmans de Marrakech et de Rabat, il étudie à la Sorbonne (1956-60) d’où il sort agrégé de lettres modernes et diplômé d’études supérieures d’arabe. De 1960 à 1967, il est professeur et directeur du Département de littérature et de civilisation françaises à la faculté des Lettres de l’université de Rabat. Après une brève incursion dans la diplomatie (New York, Paris, 1967-1968), il entre à l’UNESCO en 1972 comme rédacteur en chef puis directeur de Perspectives, trimestriel spécialisé en sciences de l’éducation et où il publie par ailleurs plusieurs ouvrages, dont un, devenu référence, La Tolérance, essai d’anthologie. Parmi ses écrits plus personnels, deux recueils de poèmes  : D’un soleil réticent (1969), qui fut salué, en France en particulier et entre autres par Roland Barthes, Roger Caillois et Alain Bosquet, et Gués du temps (1985). La Différence a publié son premier roman  : [Ishmaël ou l’exil], 2003 et un recueil de poèmes, La Pente les crépuscules, 2004.

Sapho

Née à Marrakech, elle arrive à Paris au début des années 70. Juive marocaine française, polyglotte, avec dans les oreilles des chants ghnawas, berbères, le flamenco du Nord marocain, Lou Reed, Jacques Brel et au cœur Baudelaire, Nabokov, Heidegger, Rilke, Ponge, Balzac, etc…, elle s’y trouve familière par la littérature . Elle traverse les arts comme les langues, devient comédienne, chanteuse, auteur-compositeur. Elle ne tarde pas à se faire connaître dans la chanson, où, du rock agressif de ses premiers albums elle évolue vers la musique du monde arabe dans lequel elle a grandi. Les textes engagés de ses chansons trouvent un écho dans trois langues qu’elle associe – arabe, français, anglais – dont elle exploite les différentes tonalités. Parallèlement à une carrière internationale qui la mène aux quatre coins du monde, elle écrit. Son premier roman, Douce violence, paraît en 1982. Viennent ensuite Ils préféraient la lune en 1987, Un mensonge en 1990, Patio en 1995, Beaucoup autour de rien en 1999.

Abdallah Zrika

Abdallah Zrika est né en 1953 à Casablanca. Arrêté en 1978, accusé d’avoir porté atteinte dans ses poèmes aux valeurs sacrées du pays, il est condamné à deux ans de prison. Depuis sa libération, en 1980, il a développé une œuvre poétique et littéraire considérable qui le place parmi les auteurs de langue arabe les plus écoutés au Maroc. La Différence a publié Bougies noires (1998) et Insecte de l’infini (2007).

les ouvrages de ce traducteur :




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