Né à Settat, au Maroc, en 1946, il fait ses études à Casablanca, puis s’oriente vers une carrière scientifique. Il atterrit à Paris dans une école d’ingénieurs en travaux publics. En 1968, au milieu des évènements qui secouent la capitale, il écrit des poèmes… et s’enivre. En 1972, il revient au Maroc, se forme à l’informatique, devient informaticien puis journaliste littéraire au Matin du Sahara et au Temps du Maroc. À partir des années 90, il écrit dans la fièvre. En 1992, après la parution de Demoiselles de Numidie aux Éditions de l’Aube, il renonce à éditer ses textes jusqu’à ce que Salim Jay l’introduise auprès des Éditions de la Différence, qui éditera l’ensemble - considérable - de son œuvre inédite. Mohamed Leftah est mort au Caire, où il résidait depuis 2000, le 20 juillet 2008.
presse
« Qu’il s’agisse des
romans ou des nouvelles, ces œuvres ont détonné
dans le paysage littéraire. Qu’une voix d’une si profonde
maturité, d’une ampleur passionnelle qui vous traîne
vers le sublime à travers une promenade cauchemardesque
dans les bas-fonds, émerge après des années
de silence, et de surcroît en français venant du
Caire via un éditeur parisien, n’a pu que sidérer
les lecteurs, en état de choc. »
Kenza Sefrioui, Le Journal Hebdomadaire
« Mohamed Leftah
est un fou de lecture et Au Bonheur des limbes un hymne au roman »
Josyane Savigneau,
Le Monde.
« Une écriture
agile, à la fois crue et poétique »
Hélène
Perraudeau, Libération.
« Un styliste à
la Genet. Voluptueux interprète des pulsions et des passions,
il nous révèle la société marocaine
à la lumière du désir sexuel »
Salim Jay, Match
du monde.
« un roman sidérant,
courageux, définitif pour contrer la barbarie de l’intégrisme,
dans un désespoir outrageusement libre »
Jacques Sterchi,
La Liberté de Fribourg.
« C’est la
fragilité même de ce monde adoré, au bord
de l’anéantissement, qui donne lieu à ces
évocations d’une fulgurante intensité. Plus
que la nostalgie, c’est l’hymne qui se dégage
du livre, pour célébrer sans complaisance ni enjolivures
l’esclavage intemporel de la prostitution »
Kenza Sefrioui,
Le Journal Hebdo.
« Alliant l’humour,
l’alerte érudition et le plaisir du verbe dont témoignait
déjà Demoiselles de Numidie, Mohamed Leftah célèbre
avec eux les hommes des “limbes”. Il désigne
ainsi, dans la foulée d’Evelyn Waugh le monde du
“bonheur naturel, sans la vision béatifique” »
Jean-Maurice de
Montremy, Livres Hebdo.
