Alberto Bevilacqua

Né à Parme en 1934, Bevilacqua est à la fois poète, romancier, cinéaste et journaliste. Sa formation culturelle a été très influencée par l’ambiance particulière de l’Émilie-Romagne. Très jeune, il collabore à des journaux locaux et y publie ses premiers poèmes, avant de les adresser à des revues prestigieuses comme Paragone ou Botteghe oscure. En 1956, il s’établit à Rome et, parallèlement à une activité journalistique intense, il multiplie les romans, puisant son inspiration dans une Parme surannée ou passée au filtre de la mémoire.

La Différence a publié de lui, en 2002, un roman, La Poussière sur l’herbe, très remarqué par la critique et le public, À travers ton corps en 2003, La Pâque rouge en 2004 et Toi qui m’écoutes en 2006.

Piero Bigongiari

Piero Bigongiari est né en 1914 à Navacchio, près de Pise. Il vit à Florence, où il a été jusqu’en 1989 professeur de littérature italienne moderne et contemporaine à la faculté de « Magistero ». Il a publié, à ce jour, douze recueils de poésie et de nombreux ouvrages critiques.
La Différence a publié : Les Remparts de Pistoia (Réédition 1994)

Giorgio de Chirico

Né en 1888 en Grèce, à Volos, mort à Rome en 1978. Inventeur dès 1910 de la peinture métaphysique, il marqua de son empreinte le mouvement surréaliste animé par André Breton. De 1911 à 1915 il séjourna souvent à Paris où il rencontra peintres et poètes d’avant-garde. En 1920, il mit un terme à cette période pour revenir à la peinture classique. C’est à cette époque qu’il écrivit Hebdomeros, pur chef-d’œuvre de fiction onirique, rédigé, comme tous ses textes, en français. La publication intégrale de Monsieur Dudron, dont un fragment parut en 1945 à Paris, est le dévoilement d’une merveille.

Cesare Greppi

Cesare Greppi est né en 1936 à Pezzana, un bourg de la campagne piémontaise. Il fait ses études à Turin avant de s’installer à Milan où il vit. Il a longtemps travaillé à Madrid et à Bordeaux. Ses œuvres principales sont Stratagemmi (1979), Supplementi alle ore del giorno e della notte (1989), Corona (1995). Paru en 1982, Les Témoins, son premier roman, a obtenu le prix Grinzane Cavour. Essentiellement poète, Cesare Greppi a néanmoins consacré de nombreux essais critiques à la littérature italienne et espagnole du XVIe siècle. La traduction occupe une place importante parmi ses activités, qu’il s’agisse d’auteurs classiques (Ronsard, Góngora, Saint Jean de la Croix, Calderón) ou d’auteurs contemporains (Salinas, Cortázar, Bonnefoy).

La Différence a publié de lui : Les Témoins (2006) et Mort précoce (2007).

Horace

Né en -65 av.J.-C. dans une bourgade campagnarde du Sud de l’Italie, Horace fit de bonnes études à Rome puis à Athènes. Engagé comme tribun militaire dans les rangs de Brutus, il déserte le champ de bataille de Philippes. Amnistié mais spolié de l’héritage paternel, Horace achète à son retour à Rome une charge de scribe aux finances, modeste fonction mais qui lui laisse suffisamment de liberté pour écrire. Il se lie d’amitié avec Virgile, qui le fait entrer dans le cercle des protégés de Mécène. Le ministre d’Auguste offre bientôt au jeune Horace une villa à Tibur, dans la Sabine romaine. Le poète y rédigera, jusqu’à sa mort, à cinquante-sept ans, la majeure partie de son œuvre : Ôdes, Épîtres et Art poétique. C’est essentiellement dans les Ôdes et les Épodes, qui consacrèrent sa gloire, que le poète exalte l’équilibre entre la conscience épicurienne du bonheur quotidien et la résignation stoïcienne devant la fuite du temps  : « Carpe diem » !

Mario Luzi

Mario Luzi est né en 1914 près de Florence. Il passera une partie de son enfance dans la région de Sienne, dont le paysage marquera durablement sa sensibilité, avant de poursuivre ses études à l’Université de Florence. Dans le lourd climat du fascisme, la ville, alors capitale intellectuelle de l’Italie, voit naître d’importantes revues comme « Solaria » , « Frontespizio » ou « Letteratura » ... Luzi noue de nombreuses amitiés, notamment avec Eugenio Montale, Romano Bilenchi, Piero Bigongiari et Carlo Betocchi. En 1935 est publié la Barque, son premier recueil. L’année suivante, il soutient une thèse consacrée à Mauriac, qui sera la base de l’Opium chrétien (1938). Son recueil Avènement nocturne est considéré en 1940 comme un véritable manifeste de l’hermétisme florentin. Il s’installe définitivement à Florence en 1945. Tandis que paraissent les principaux recueils de sa première maturité poétique, il enseigne au « liceo scientifico » et collabore à de nombreuses revues, en particulier « La Chimera », qu’il fonde en 1953 aux côtés de Carlo Betocchi. Cette publication engage une polémique marquante avec « Officina », la revue de Pasolini, Fortini et Leonetti, sur le thème de la crise du néo-réalisme (les textes de Luzi inscrits dans ce débat seront regroupés dix ans plus tard sous le titre Tout en question). La mort de sa mère, survenue en 1959, jouera un rôle de premier plan dans la genèse de son recueil Du fond des campagnes. Les années 60 verront à la fois la publication de son livre charnière Dans le magma, qui obtiendra le prestigieux prix de poésie Etna-Taormina, et le début de sa collaboration à l’Université libre d’Urbino, présidée par Carlo Bo, qui fut le principal théoricien de l’hermétisme. La poésie de Luzi acquiert une renommée internationale  : elle est traduite en France, aux États-Unis... Il accomplit plusieurs voyages à l’étranger, notamment en Inde, où il approfondit sa connaissance de l’œuvre d’Aurobindo. Au début des années 70, il aborde le théàtre avec Ipazia, drame poétique aussitôt comparé à Meurtre dans la cathédrale de T. S. Eliot, et réunit sous le titre Vicissitude et forme ses principaux textes de réflexion sur la création poétique. Au feu de la controverse lui vaut en 1978 le Prix Viareggio. D’un voyage en Chine, en compagnie du poète Vittorio Sereni, il rapporte la section « Reportage » de son futur recueil Pour le baptême de nos fragments (Prix Librex-Montale 1986). En 1988, Garzanti réunit en un seul volume (Tune le poesie) l’intégrale de son œuvre poétique. Son dernier recueil, Phrases et incises d’un chant salutaire, paraît en 1990. La Différence a publié : La Barque suivi de Avènement nocturne (1991) ; Prémices du désert (1994).

Roberto Mussapi

Roberto Mussapi est né en 1952 à Coni dans le Piémont et vit aujourd’hui à Milan. Il est l’auteur de cinq livres de poèmes qui font de lui un des auteurs les plus remarqués de la génération des années 80. La Différence a publié  : Lumière frontale (1996).

Roberto Pazzi

Roberto Pazzi poète et romancier italien vit à Ferrare.
Son premier écrit poétique est publié dans le magazine Arte e Poesia en 1970, préfacé par Vittorio Sereni. Calma di vento (1987), Il filo delle bugie (1994), et La gravità dei corpi (1998) sont quelques uns de ses recueils. Son premier roman, Cercando l’Imperatore, publié en 1985 avec une préface de Giovanni Raboni (1985) est « l’histoire d’un régiment russe perdu en Sibérie à la recherche de l’Empereur, durant la Révolution Russe » ; il est salué unanimement par la critique comme un roman visionnaire.
Avec Le città del dottor Malaguti (1993) les romans de Pazzi – toujours visionnaires – s’ancrent dans la réalité italienne. En mai 1999, il organise une convention à Ferrare sur L’Imaginaire contemporain, qui réunissait Yves Bonnefoy, James Hillman, Alain Robbe-Grillet, Tzvetan Todorov, Tahar Ben Jelloun, Assia Djebar, Ben Okri, Viviane Forrester, Avraham Yehoshua and Dario Fo.
Aujourd’hui, il est professeur à l’Université de Ferrare et collabore aux pages culturelles de nombreux journaux.
La Différence a publié : Calme de vent (1992)

Lalla Romano

Lalla (Graziella) Romano naît à Demonte (Coni) le 11 novembre 1906. Après une enfance heureuse, elle poursuit à Turin des études littéraires et artistiques. Elle épouse en 1932 Innocenzo Monti. Leur fils, Pietro, naît en 1933. Lalla Romano mène une carrière dans l’enseignement (jusqu’en 1959). En 1941, elle publie son premier livre : les poèmes de Fiore. Ce n’est pourtant qu’après la guerre qu’elle s’impose comme écrivain. Jusqu’alors, elle est avant tout un peintre de grand talent. Le metamorfosi (1951) marque le début véritable d’une œuvre littéraire qui se développera avec une grande régularité et sera couronnée de nombreuses récompenses (dont le prix Strega en 1969). Le roman – de facture souvent très novatrice – devient alors le moyen d’expression privilégié de l’écrivain (dont les livres sont publiés pour la plupart chez Einaudi) : Maria (1953), Tetto Murato (1957), L’uomo che parlava solo (1961), La penombra che abbiamo attraversato (1964), Le parole tra noi leggere (1969), L’ospite(1973), Una giovinezza inventata (1979), Inseparabile (1981), Nei mari estremi (1987), Le lune di Hvar (1991), Un caso di coscienza (1992). D’autres livres marquent l’intérêt de l’auteur pour la photographie – Lettura di un’immagine (1975), dont une version enrichie paraît sous le titre de Romanzo di figure (1986) – et pour les voyages – Diario di Grecia (1959). L’écrivain explore aussi les formes de la nouvelle – La villeggiante (1975), dont la seconde partie est republiée séparément sous le titre de Pralève (1978) – de l’essai – Un sogno del nord (1989) – ou même du conte – Lo stregone (1979). Notons encore une importante activité de traductrice de Flaubert – Trois contes (1944), L’éducation sentimentale (1984) – et de Delacroix (choix et présentation du Journal, nouvelle édition en 1994). En 1991-1992 paraissent deux volumes de ses Œuvres complètes dans la collection « I Meridiani » (Mondadori). Enfin, à l’occasion d’une rétrospective de son oeuvre picturale, deux ouvrages paraissent sur sa peinture – Lalla Romano pittrice (1993) – et sur ses dessins – Disegni (1994). La Différence a publié : L’Homme qui parlait seul (1992) ; La Pénombre (1992) ; Une jeunesse inventée (1992).

Patrizia Runfola

Née en 1951, Patrizia Runfola est morte brutalement en 1999, à l’âge de 48 ans. Professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Brera, elle collaborait à de nombreuses revues et journaux italiens, mettait en œuvre des catalogues avec des préfaces aiguës pour des expositions qui embrassaient les champs de l’art, de la photographie, du théâtre et, en général, des avant-gardes du XXe siècle. Elle créa des collections éditoriales, écrivit de splendides essais critiques, par exemple sur Hugo von Hofmannsthal. Son activité et sa fantaisie se déplaçaient entre l’Italie, la France et Prague, ville à laquelle elle avait consacré plusieurs essais. Prague au temps de Kafka, reparaît, en septembre 2002, à La Différence. Mais son chef-d’œuvre est, sans conteste, Leçons de ténèbres.

Enzo Siciliano

Enzo Siciliano est né à Rome en 1934. Critique littéraire du Corriere della Serra, il est également éditeur de la revue Nuovi Argomenti, fondée par son ami Pasolini et qu’il publie en collaboration avec avec Attilio Bertolucci, Alberto Moravia et Leonardo Sciascia. Romancier, nouvelliste, auteur de plusieurs volumes d’essais, il occuppe une place privilégiée parmi les écrivains de sa génération. Pasolini – Une vie, qui a connu un énormé succès aussi bien en Italie qu’en Allemagne ou aux États-Unis, est son premier livre traduit en français.

Giorgio Voghera

Né à Trieste en 1908, Voghera y a vécu jusqu’à sa mort en 1999, sauf à l’époque des persécutions raciales. Employé dans les assurances jusqu’en 62, il s’est ensuite consacré à son activité littéraire. Il a collaboré à Radio Trieste, TV3, et à de nombreux journaux et revues : Il piccolo, L’Umana... Il a publié : “Biographie de Guido Voghera” in Guido Voghera, Pamphlet posthume (Umana, Trieste, 67) ; Les Années de la psychanalyse (Editions Studio Tesi, Pordenone, 80) ; avec Biagio Marin, Un dialogue  ; Notre dame la mort (Studio Tesi, 83) ; Prison à Jaffa (Studio Tesi, 85), qui a été sélectionné pour le prix Comisso 85 et a obtenu le prix Ascona en 85 ; Carnet d’Israël (Studio Tesi, 86).

La Différence a publié de lui  : Le Directeur général (2003) et En prison à Jaffa en 2003 ainsi que Cahiers d’Israël.

Giorgio Vigolo

Giorgio Vigolo (1894-1983) est né et mort à Rome. Poète, traducteur d’Hölderlin, critique musical, romancier, il est un écrivain hors des modes et du temps. La Virgilia, texte de jeunesse inédit jusque un an avant sa mort, est, sans doute, son chef-d’œuvre.

les ouvrages de ce traducteur :




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