Friedrich Hölderlin

Friedrich Hölderlin est né à Lauffen, dans le Wurtemberg, en 1770. Parmi les poètes allemands, son premier modèle fut Klopstock. Comme la plupart de ses contemporains, il ne put échapper à la fascination d’Ossian. Mais bientôt il s’attacha entièrement à son compatriote souabe, Schiller. Le premier volume d’Hypérion, qui avait paru en 1797, et quelques poésies publiées dans Les Heures et dans les Almanachs des Muses de Schiller, l’avaient fait connaître. Sa santé s’altéra par les privations, ses accès de mélancolie devinrent plus fréquents. Il sentit plus douloureusement le contraste entre le monde qu’il rêvait et celui où il était réduit à vivre, et il s’en plaint dans ses lettres. « Ce climat, dit-il un jour, n’est pas fait pour des poètes, et voilà pourquoi, de dix plantes de cette espèce, c’est à peine si une seule peut pousser. » Il publia, en 1804, une traduction de l’Œdipe Roi et de l’Antigone de Sophocle. Sa folie étant devenue incurable, on le logea chez un menuisier de Tübingen, qui le prit en amitié, et qui le garda durant sa longue agonie, jusqu’en 1843. Ce qui frappe le plus dans l’œuvre de Hölderlin, ce qui étonne même si l’on considère l’état habituellement inquiet de son esprit, c’est la tranquille plasticité de la forme. Le sens de la beauté était inné en lui. Il est le premier qui se soit trouvé à l’aise dans les mètres antiques.

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