Eschyle

Eschyle est né à Éleusis en Attique en 525 avant J.-C. Issu d’une famille aristocratique, il remporte son premier concours dramatique en 484. De son vivant il en remporta treize et fut comblé d’honneurs par les Athéniens. Sa réputation amène Hiéron, tyran de Syracuse et protecteur des arts, à l’inviter en Sicile où il fit deux séjours : 472-468 et 458-456. Il meurt en 456. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage pour les poètes. Les Athéniens lui rendirent des honneurs particuliers : l’orateur Lycurgue lui fit dresser une statue d’airain  ; ses tragédies furent copiées aux frais de la ville, puis déposées dans un temple.

Fassianos

Né en 1935 à Athènes, Fassianos y étudie la peinture à l’école des Beaux-Arts de 1956 à 1960. Il a comme professeur Yannis Moralis. Il obtient une bourse du gouvernement français et vient à Paris de 1960 à 1963 pour étudier la lithographie à l’école des Beaux-Arts. Il fait ses premières expositions personnelles à Athènes, puis, à partir de 1966, à Paris, Munich, Tokyo, Hambourg, etc. Il crée des décors de théâtre et illustre de nombreux ouvrages. Il est généralement considéré comme un des grands peintres grecs actuels.

Yorgos Ioannou

Yorgos Ioannou Yorgos Ioannou, né à Thessalonique en 1927 dans une famille de réfugiés de Thrace orientale, se nourrit de récits et de légendes évoquant les « patries perdues ». Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il est un jeune garçon. Il ne profitera pas davantage de ses vingt ans dans les affres de la Guerre civile qui s’ensuit (1946-1949). Cette jeunesse meurtrie par la faim et les exactions porte en gestation les éléments majeurs de son œuvre : culte du passé byzantin, complexité des rapports entre réfugiés de Thrace et d’Asie Mineure et Grecs autochtones, conscience d’une génération vaincue – la sienne –, obsession d’une mort subite et prématurée. D’ailleurs dans la nouvelle « Le seul héritage », il décrit la mort prématurée des hommes de sa famille. C’est un texte visionnaire puisque Yorgos Ioannou meurt le 16 février 1985 à l’âge de 57 ans, suite à une erreur médicale…

Phèdre

Né en Thrace peu avant l’air chrétienne, Phèdre était grec et esclave comme Ésope. Amené à Rome dans sa jeunesse, affranchi d’Auguste, il entreprend une satire des mœurs de la cour impériale et de ses contemporains. Ses fables sont rédigées en sénaires iambiques, un mètre simple qui s’inscrit dans la tradition populaire.

Pindare

Né en Béotie, Pindare appartenait à une ancienne famille. Après avoir étudié la musique et les lettres, il vint à Athènes parfaire son éducation et à 20 ans, son premier poème pythique le rendit célèbre. Comblé d’honneurs par tous ses compatriotes, il est l’hôte des rois de Macédoine et des princes de Thessalie. Il séjourne à plusieurs reprises, auprès de Hiéron, tyran de Syracuse, et de Théron, tyran d’Agrigente. La Pythie, au nom d’Apollon, lui réserve une dîme sur les offrandes qu’elle reçoit, et un siège spécial lors de ses fêtes. Enfin, de son vivant, Thèbes lui élève une statue. Son œuvre était considérable : hymnes, dithyrambes, péans (chants de victoire en l’honneur d’Apollon), chants d’allégresse, Parthénées, chants de processions (Prosodies), chants accompagnant les danses de festins, chants funèbres (Thrènes), chants ou odes en l’honneur des vainqueurs des jeux (Épinicies), connus encore sous le nom d’Ôdes triomphales. Son œuvre est profondément religieuse ce qui donne la grandeur à ses thèmes et à son langage. Les épisodes empruntés à la mythologie et les sentences morales et philosophiques tiennent une grande place dans son œuvre.

Sophocle

Sophocle (496 à 406 av. JC) a vécu à Athènes et a fréquenté tous les grands de son temps. Il est l’auteur de 126 pièces dont il ne reste que 7 tragédies : Ajax, Antigone, Electre, Œdipe roi, Les Trachiniennes, Philoctète et Œdipe à Colone.
On retrouve dans le théâtre de Sophocle l’écho de ses préoccupations civiques. Il s’est interrogé sur la place et le rôle de la raison et de la volonté dans la vie individuelle et celle de la collectivité.
Il a posé la question de la connaissance de soi et s’est demandé si les fautes que l’on commet par ignorance ne sont pas les plus dangereuses et les plus dévastatrices.

Georges Vizyinos

Né en 1849 dans le village de Vizyi en Thrace, mort en 1896 dans un asile de fous à Daphní, Georges Vizyinos laisse une œuvre de nouvelliste extraordinaire dont l’importance ne sera reconnue que longtemps après sa mort. Marginal, il choisit le camp des « puristes » au moment où s’impose la langue populaire dans la querelle des « anciens et des modernes » qui divise les écrivains, et – faute impardonnable –, il donne, dans plusieurs de ses nouvelles, un portrait sympathique du caractère turc. Méprisé par l’intelligentsia athénienne, il se met en tête de découvrir une mine d’or près de son village natal. Interné en 1892, il ne cesse d’écrire des poèmes et de traduire Dante, Pétrarque, Goethe, Schiller.

les ouvrages de ce traducteur :




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