Ivan Alechine

Fils de Pierre Alechinsky, Ivan Alechine est né en Belgique en 1952.
Dès sa dix-huitième année, lors d’un voyage en pays Mongo, il se passionne pour l’Afrique. Auteur de poèmes et de récits à mi-chemin du rêve et de la réalité, il a publié l’un d’entre eux, Paix blanche et murmures noirs, en 1978, aux Éditions de la Différence. Depuis dix ans, il effectue de longs séjours au Mexique. Les Voleurs de pauvres est son premier roman.

Jacques Aumont

Né en 1942 à Avignon, Jacques Aumont a commencé sa carrière à l’ORTF et aux Cahiers du cinéma. Il enseigne à l’Université de Paris III et à l’EHESS. Et parce que ses analyses sur la figuralité au cinéma ont eu un impact sur l’étude théorique du cinéma bien au-delà des frontières hexagonales, il a également donné des cours à Berkeley, Lisbonne, Iowa City... Il a, entre autres, publié : De l’esthétique au présent (1998), Amnésies. Fictions du cinéma d’après Jean-Luc Godard (2000), Moderne ? ou comment le cinéma est devenu le plus singulier des arts (2007).

La Différence a publié L’Œil interminable (réédition augmentée, 2007) ; Matières d’image redux (2009).

Marie-Claire Bancquart

Marie-Claire Bancquart, romancière, poète et essayiste, a publié plusieurs livres sur la période « fin-de-siècle  » et le début du XXe siècle, et des éditions commentées d’Anatole France, de Guy de Maupassant et de Jules Vallès. Son travail d’essayiste a reçu le Grand prix de critique de l’Académie française, le Prix de l’essai de la Ville de Paris et le Grand prix de l’association internationale des critiques littéraires 2001.

Raymond Bellour

Critique littéraire (Henri Michaux, les sœurs Brontë, Dumas), critique de cinéma, de vidéo, de photographie (L’Entre-images), poète, Raymond Bellour, né en 1939 à Lyon, a publié à La Différence : Mademoiselle Guillotine, en 1989, L’Entre-images (I) en 1990, Oubli en 1992 et Partages de l’ombre en 2002.

Philippe Berry

Philippe Berry est né à Paris en 1956. À 17 ans, il entre dans une école de dessin, l’ESAG-Penninghen. Il débute comme dessinateur textile pour enfants, puis devient maquettiste pour une agence de publicité. À 23 ans, il crée sa première affiche de cinéma, Il faut tuer Birgit Haas, de Laurent Heynneman, puis celle d’Aphrodite avec Valérie Kaprisky, de Nestor Burma, avec Michel Serrault et Jane Birkin, de Nuit d’ivresse, avec Josiane Balasko… En 1989, il arrête ses activités publicitaires pour se consacrer uniquement à la peinture.
Parallèlement, il crée des décors de théâtre pour L’ex-femme de ma vie, Cuisine et dépendances, Nuit d’ivresse, Un grand cri d’amour… En 1990, il rencontre Marie-Hélène Montenay, avec qui il fait sa première exposition de dessins aquarelles, présentée par Bernard Lamarche-Vadel. Deux ans plus tard, il commence la sculpture. Ses premières pièces seront exposées à la FIAC en 1993. En 1997, il expose à la galerie Beaubourg chez Pierre et Marianne Nahon à Vence. En 1998, la galerie Gérald Piltzer lui offre une exposition personnelle, Le Fablier, présentée par Marcelin Pleynet.
Il réalise des sculptures pour des commandes institutionnelles, comme en 1998 avec l’AFAA et le FRAC de la Réunion pour une sculpture fontaine devant l’Ambassade de France au Zimbabwe, ou des commandes privées pour Jérôme Seydoux, une sculpture monumentale pour le cinéma Pathé à Marseille.

Facundo Bo

Facundo Bo est né en Argentine.

Acteur célèbre, un des fondateurs du groupe TSE, il a interprété parmi ses innombrables rôles, Eva Peron, Comédie policière, Peines de cœurs d’une chatte anglaise, La Fuite en Chine, Les Deux Jumeaux vénitiens et Les Jeux de l’Amour et du Hasard, L’Histoire du Théâtre, mis en scène par Alfredo Arias.

Il a également joué dans La Nuit de Madame Lucienne mis en scène par Jorge Lavelli, avec Maria Casarès, et dans L’Absolu Naturel, mis en scène par Simone Benmussa, avec Arielle Dombasle. Facundo Bo a participé aux films de Jacques Rivette, Jean-Paul Rappeneau, René Alio, Nina Campanez, Jacques Doniol-Valcroze et Gabriel Aghion. Auteur de contes et de dessins, Facundo Bo a exposé à Paris, Caracas, Buenos Aires, Aix-en-Provence, Saint-Tropez, Toulouse.

Anselme Boix-Vives

Né en 1899 dans la province de Castellò, en Catalogne, Anselme Boix-Vives est issu d’une famille pauvre et ne peut aller à l’école. Enfant, il est gardien de troupeau ; adolescent, il doit s’expatrier et arrive en France à l’âge de 18 ans, en 1917. Il travaille dans des usines, à la mine. Avec ses économies, il ouvre, en 1926, une boutique de fruits et légumes à Moutiers, en Haute-Savoie, où il s’établit définitivement. En 1962, la mort de sa femme fait vaciller sa vie. Encouragé par son fils, il se consacre à la peinture. Sa carrière de peintre dure huit ans : le premier tableau date de juillet 1962 et le dernier est achevé en juillet 1969. Hospitalisé à Grenoble, il est inhumé à Moutiers le 26 août de cette même année.

Alain Bonfand

Alain Bonfand est professeur d’Histoire des Civilisations à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Il a publié à La Différence : Paul Klee, l’œil en trop, 1988 ; Lettres d’août, 1990 ; Le Rêve de la guerre, 1990 ; Le Malheur, 1991 ; La Chambre du cerf, 1992 ; L’Ombre de la nuit, 1993, éd. revue et augmentée 2005 ; Le Sang clair (2003) ; José de Guimarães (2003) ; Wu Guanzhong (2007) ; Raza (2008).

Marianne Bourgeois

De Marianne Bourgeois les Éditions de la Différence ont publié  : Les Faubourgs de la rétine (1991), La Femme impalpable (1992), La Vérité c’est d’abord que j’ai mal à la tête (2000) et Monsieur Sié (2003).

Pierre Boutang

Pierre Boutang est né le 10 septembre 1916, en Forez. Philosophe, poète, il est aussi théoricien et journaliste politique. La Différence a publié, l’ensemble de son œuvre romanesque La Maison un dimanche, Quand le furet s’endort, Le Secret de René Dorlinde, Le Purgatoire, et des essais : Karin Pozzi ou la quête de l’immortalité, William Blake manichéen et visionnaire et Maurras, la destinée et l’œuvre.

Jean-Jacques Brochier

Jean-Jacques Brochier est l’auteur de nombreux romans et essais polémiques. Il a publié notamment Pour Sartre ; Maupassant ; Je fume, et alors ?  ; Vive la chasse !

Sa chronique du Capricorne au Magazine Littéraire puis à Lire, son esprit caustique et paradoxal a fait la joie de ses lecteurs. Il est mort le 29 octobre 2004.

Son pamphlet, réédité à La Différence, Albert Camus, philosophe pour classes terminales, épuisé depuis vingt ans, est devenu un classique.

Michel Bulteau

Né en 1949, Michel Bulteau publie à vingt-deux ans le Manifeste Électrique qui marqua la poésie contemporaine. Encouragé par Henri Michaux, il poursuit sa quête de poète insoumis.
En 1976, il part pour New York où il rencontre les poètes beat, les peintres pop et les musiciens punk.
La Différence a publié de lui : Minuties, 1989 ; Masques et modèles, 1989 ; Flowers, 1990 ; Poèmes 1966-1974, 1993 ; La Vie des autres, 1995 ; À New York au milieu des spectres, 2000 ; La Reine du pop, 2001 ; Un héros de New York, 2003 ;Allen Ginsberg, le chant de l’Amérique, 2007 ; Hoola Hoops, poèmes 1996-2004, 2007 ; Les Hypnotiseurs, 2008 ; New York est une fête, 2008 ; Andy Warhol, le désir d’être peintre, 2009.

Michel Butor

Michel Butor est né le 14 septembre 1926, dans la banlieue de Lille. Son père, Émile Butor, travaillait dans l’administration des Chemins de fer du Nord, mais était passionné de dessin, aquarelle et gravure sur bois. En 1929, la famille vient s’installer à Paris où le jeune Michel fera toutes ses études, à l’exception de l’année 1939-1940, celle de la « drôle de guerre », passée à Évreux. Troisième d’une famille de sept enfants, aîné des garçons, il bénéficiait d’une quasi-gratuité pour les voyages en chemin de fer et trouvait que l’on n’en profitait pas assez. Après des études de lettres et de philosophie, ayant échoué à plusieurs reprises à l’agrégation, tout en servant de secrétaire à Jean Wahl pour le Collège de philosophie, ce qui lui permet de se frotter à maint intellectuel d’alors, il enseigne quelques mois au lycée Mallarmé à Sens, puis profite d’un essai de réforme de l’enseignement égyptien pour traverser la Méditerranée avec un certain nombre de licenciés ès lettres, et se retrouve professeur dans la vallée du Nil entre les pharaons et les ermites. Puis il saisit une opportunité de devenir lecteur à l’université de Manchester en Angleterre. Difficile changement de climat. Possédé depuis longtemps par le démon de l’écriture, il publie ses premiers romans aux éditions de Minuit, par l’intermédiaire de Georges Lambrichs. Les voyages continuent, à la fois professionnels et exploratoires : Grèce, Suisse où il rencontre Marie-Jo qu’il épouse en 1958. Viennent rapidement trois filles, suivies un peu plus tard d’une quatrième. Prix littéraires, travail chez des éditeurs, un peu de vie parisienne, conférences ici et là. Nombreux voyages aux Etats-Unis. Après Mai 68, il tente une rentrée dans l’enseignement universitaire français, ce qui l’amène à s’installer à Nice au retour d’une année au Far West. Puis il est nommé professeur à la faculté des lettres de Genève. Les livres s’accumulent apportant chaque fois la surprise ; essais, récits du jour ou de la nuit, poèmes, nouvelles combinaisons de tout cela, ils font le désespoir des esprits routiniers ; les collaborations se multiplient avec peintres, musiciens, photographes. Séjours au Japon et en Australie ; voyages en Chine. Retraité depuis 1991, il vit désormais dans un village de Haute-Savoie. Tout en continuant à courir le monde, il s’efforce de mettre un peu d’ordre dans ses papiers et dans sa tête.

Parallèlement à la parution des deux derniers volumes des Œuvres complètes de Michel Butor, paraît un DVD intitulé Michel Butor, Paroles de A à Z dont voici des extraits :

Origine : http://www.youtube.com/watch?v=mjoI...
Montage : http://www.youtube.com/watch?v=wMPF...
Guérilla : http://www.youtube.com/watch?v=A-Z4...
Globe : http://www.youtube.com/watch?v=LRuY...
Engagement : http://www.youtube.com/watch?v=0kdI...

Bernar Venet

Bernar Venet, né en 1941 à Château-Arnoux-Saint-Auban dans les Alpes-de-Haute-Provence, est un artiste plasticien français.

Assistant décorateur à l’Opéra de Nice à la fin des années 1950, Bernar Venet expose, dès 1961, des toiles recouvertes de goudron, mais c’est sa première sculpture, en 1964, Le Tas de charbon, qui lui apporte la notoriété. Il participe à diverses expositions aux côtés des Nouveaux réalistes et en 1966, lorsqu’il s’installe à New York, il est hébergé par Arman. Lancé dans une recherche sur l’abstraction, il travaille beaucoup sur l’interaction entre les mathématiques et la performance artistique, ce qui le conduit à l’Art conceptuel et à la ligne qui devient son « sujet » de prédilection à partir de 1983.

Pierre Cabanne

Pierre Cabanne, critique et historien d’art, est l’auteur de deux ouvrages fondamentaux, les Entretiens avec Marcel Duchamp et Le Siècle de Picasso, ainsi que du Guide des Musées de France et du Dictionnaire des Arts plusieurs fois réédités en France et à l’étranger. Collaborateur de nombreuses publications d’art, et réalisateur à France Culture, professeur honoraire à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, on lui doit plusieurs monographies d’artistes tels que Derain, Fautrier, Arman, Messagier, Clavé, Debré, César, Garouste, etc. Historien d’art, il a aussi publié Fragonard, Monsieur Degas, Les Trois Duchamp, Daumier, Vermeer... Auteur avec Gérald Schurr du Dictionnaire des petits maîtres de la peinture 1820-1920, il a également fait œuvre de polémiste et de critique dans Le Pouvoir culturel sous la Ve République, Qui a tué Van Gogh ?, La Main et l’esprit, La Chambre de Joe Bousquet, etc. La Différence a publié de lui : Jean Fautrier, 1988 ; César – Natures mortes, hommage à Morandi, 1990 ; Clavé, 1990 ; Gérard Garouste, 1990 ; Arman, 1993 ; Zao Wou-Ki, 1998 ; Fassianos, 2003 ; Hiquily, bronzes et mobilier, 2005 ; Guy Ferrer, 2005 et Le Scandale dans l’art, 2007.

Mireille Calle-Gruber

Mireille Calle-Gruber, professeur à l’Université Paris III-Sorbonne nouvelle, dirige la publication des Œuvres complètes de Michel Butor à La Différence.
Elle est l’auteur d’ouvrages de fiction : Arabesque, Actes Sud, 1985, La Division de l’intérieur, L’Hexagone (Montréal), 1996, Midis. Scène aux bords de l’oubli, Éd. Trois (Québec), 2000 et Tombeau d’Akhnaton, 2006, La Différence et d’essais dont Jacques Derrida, la distance généreuse, 2009, La Différence.

Bruno de Cessole

Bruno de Cessole, journaliste et critique littéraire, a collaboré à plusieurs journaux : Magazine Hebdo, Le Figaro, L’Express, Le Point, Les Nouvelles Littéraires, Les Lettres françaises. Il a dirigé La Revue des Deux Mondes et il est l’actuel directeur des pages culturelles de Valeurs actuelles.

Il a publié à la rentrée de septembre 2009, son nouveau roman, Le moins aimé.

Jean Chalon

Auteur de huit romans, de biographies célèbres – Liane de Pougy, Natalie Barney, Marie-Antoinette, Louise de Vilmorin, Alexandra David-Neel, – Jean Chalon a été très jeune le témoin des derniers salons littéraires et l’ami des dames extravagantes qui défrayaient encore la chronique à la fin des années cinquante. Dans ses chroniques du Figaro comme dans son Journal de Paris, il se montre le légataire de l’esprit français, léger, sarcastique, pétillant comme le vin de Champagne. La Différence a publié de lui, en 2003, Une jeune femme de soixante ans dans la collection « Minos », Collages de rêves en 2003 et Journal d’un rêveur professionnel en 2009.

Marie Chevallier

Née en 1926, Marie Chevallier a consacré sa vie à la poésie et à la littérature hispanique. Elle a créé la revue Cahiers de poésie et de poétique ibérique et ibéro-américaine.
Elle a publié de nombreux recueils de poèmes dont Le Reste du temps, en 1976, La Part du feu, en 1981, Pour une même gerbe, en 1990, et Au plein air de la vie brève, en 2001.
Elle a reçu le Prix Marie Noël et le Prix Marceline Desbordes-Valmore.

Bernard Chouraqui

Bernard Chouraqui est né en 1943 à Oran en Algérie. Dans chacun de ses livres, il développe une pensée de la liberté résolument opposée aux diverses formes du nihilisme contemporain. Il partage son temps entre Paris et le désert du Néguev, en Israël, où il met en œuvre un projet emblématique : Mitzpe-Ramon.

Aux Éditions de la Différence, il a déjà publié : Jésus le Rabbi de Nazareth, 1990, Les Évangiles du XXe siècle, 1990, Le Complexe d’Adam, 1991, Le Scandale juif, rééd. 1991, La Terre du Meurtre, 1993, Qui est Goy ?, rééd. 1993, Le Dernier jugement, 1995, Le Grand Leurre, 1998, La Judéité sauvage, 2002, Du conflit entre homme et juif, 2005, L’Implosion du monde, 2007, L’Ensorcellement du collectif, 2009.

Claude Michel Cluny

Né en 1930, Claude Michel Cluny est poète – Prix Guillaume Apollinaire pour Asymétries, Grand prix de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre poétique–, romancier – L’Été jaune –, essayiste, historien – Atacama – et critique.

Sylvie Courtine-Denamy

Docteur en Philosophie, Sylvie Courtine-Denamy (Centre d’histoire moderne et contemporaine des Juifs, E.P.H.E.), spécialiste d’Hannah Arendt, a reçu le Prix Alberto Benveniste pour son récit La Maison de Jacob.

Isabelle Delamotte

Isabelle Delamotte est une spécialiste de la littérature du XIXe siècle. Sa thèse sur « La médecine, le malade et le médecin dans l’œuvre de Zola » l’a amenée à s’intéresser à cette catégorie spécifique de docteurs qu’étaient les « médecins des dames ». Elle collabore à différentes revues, dont Les Cahiers naturalistes et Romantisme.

La Différence a publié d’elle, Médecin des dames.

Bernard Dilasser

Né en 1958 à Saint-Pol-de-Léon dans le Finistère, Bernard Dilasser, après une enfance passée dans les pensionnats catholiques, entreprend des études de philosophie qu’il interrompt brutalement en 1980, victime d’une espèce d’inhibition. Il écrit pendant quelques années mais ne publie pas. Plus ou moins retranché du monde. Il consacre l’essentiel de son temps à la lecture. Il ne se remet sérieusement à l’écriture qu’en 1992.

Il a publié, à La Différence, en 2003, son premier roman : La Mort d’Actéon, L’Incendie, en 2004, Jonas, en 2005, Premier amour, en 2007 et Dernières pierres, en 2009.

Charles Dobzynski

Né en 1929 à Varsovie d’où ses parents émigrent à Paris en 1930. Études interrompues par la guerre et la clandestinité. Il a vingt ans lorsque Paul Éluard présente ses premiers poèmes dans Les Lettres françaises. Certains de ses textes seront préfacés par Elsa Triolet (Notre amour est pour demain, 1951) et Aragon (Une tempête d’espoir, 1952). Il devient en 1954 chroniqueur cinéma (sous le pseudonyme de Michel Capdenac) aux Lettres françaises. En 1972 il est secrétaire, puis rédacteur en chef de la revue Europe, au comité de laquelle il appartient toujours, continuant d’y publier sa chronique sur la poésie. En 1986 il reçoit le Grand prix de la science-fiction française pour son recueil de nouvelles, Le Commerce des mondes, et en 1992 le prix Max Jacob pour son recueil de poèmes La vie est un orchestre. Il a collaboré à diverses publications (Corps écrit, Action poétique), et participe actuellement à la rédaction du journal mensuel Aujourd’hui poème. Il est membre de l’académie Mallarmé et du jury du prix Apollinaire. Le ministère de la Culture lui a attribué la distinction de chevalier des Arts & Lettres. La revue Autre Sud lui a consacré en 2002 un dossier ouvert par un texte de Robert Sabatier. En 2004 le festival poétique de Curtea de Arges en Roumanie lui a décerné son Grand prix international de poésie. Charles Dobzynski a publié plus d’une trentaine d’ouvrages.

La Différence a publié de lui, Corps à réinventer en 2005, La Scène primitive en 2006 et La Surprise du lieu en 2007.

Régis Durand

Universitaire et critique d’art, Régis Durand est directeur du Centre national de la photographie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de réflexion sur celle-ci.
La Différence a publié de lui : Le Regard pensif. Lieux et objets de la photographie (rééd. 2002) ; La Part de l’ombre – Essais sur l’expérience photographique (1990, rééd. 2006) ; Le Temps de l’image (1995) ; Disparités – Essais sur l’expérience photographique 2 (2002).

Bernard Duvert

Bernard Duvert est abbé, peintre et écrivain. Ses recherches, tant en écriture qu’en peinture, se portent sur l’érotisme dans le sacré. Élève de Lindström, il en a gardé la force et l’énergie tout en s’en libérant pour affirmer une forme de violence érotique à l’intérieur d’un art qui se revendique comme chrétien. Fondateur de La Fraternité Max Jacob en 2005.

Il a publié à La Différence : Offices de nuit (1999) ; Livre d’or (2001) ; Bernard Duvert, Icônes (2001) ; Maxi-Maxou (2004) et Rose soutane, réponse à l’Église homophobe de Benoît XVI (2006).

Jean-Pierre Faye

Jean-Pierre Faye participa à la revue d’avant-garde Tel Quel, avant de s’en séparer pour fonder avec Maurice Roche et Jacques Roubaud la revue Change. Poète, essayiste et romancier, Jean-Pierre Faye multiplie les activités littéraires ; son écriture se fonde sur une importante science théorique des champs de l’écrit. Il a publié une Introduction aux langages totalitaires, essai qui étudie les formes langagières propres à l’Allemagne nazie et à l’Italie fasciste. Cet essai se veut aussi une réflexion sur les mécanismes sémantiques et historiques qui ont conduit à l’avènement du Reich. Il est également l’auteur de L’Écluse et du Langage meurtrier.

Guy Ferrer

Né en 1955, Guy Ferrer vit et travaille à Saint-Ouen. Depuis une douzaine d’années, Guy Ferrer, peintre, sculpteur et créateur d’objets pour la maison, développe une carrière internationale remarquée, avec plusieurs expositions personnelles au Vénézuela, dans plusieurs galeries de New York et de Los Angeles, à l’ambassade de France à Amman, et dernièrement à la Galerie MMG art contemporain de Tokyo. Fin 1999, il expose au Musée d’art contemporain de New-Port Beach en Californie. Il réalise des sculptures monumentales et des installations : en 1999, à Achkabad, il conçoit un monument sur les tribus de la nation turkmène, et crée pour le parvis de l’ambassade de France à Singapour une sculpture monumentale en bronze, inaugurée en février 2000. En France, à partir de 1993, plusieurs galeries – Phénix, Lise et Henri de Menthon, Frédéric Sagot, Thierry Spira, Rachlin et Lemarié Beaubourg – présentent son travail. Il est lauréat de la Fondation Coprim, en 1994 ; en 1999 il expose à l’espace Paul Ricard et participe à l’exposition Les Sculpteurs et l’Animal dans l’art du XXe siècle à la Monnaie de Paris.

Henri Foucault

Henri Foucault, né en 1954, à Versailles, est diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (atelier de sculpture d’Isabelle Waldberg, 1981).
Il expose régulièrement en France et à l’étranger et enseigne la photo et la vidéo à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris.

William François

Né en 1919, il a publié une trentaine de pièces de poésie réparties entre des recueils à faible tirage pendant les années de guerre puis pendant les premières années de la Libération. Cela lui valut la considération, voire l’amitié, des maîtres de l’époque, nommément Jean Paulhan, Georges Duhamel, Henri Bosco, Maurice Toesca, Jean Cocteau, Jules Supervielle, ainsi que Paul Valéry. En réalité, l’écriture de William François avoue ses racines au pur classicisme du XVIIe siècle, et consiste en une tentative de rénovation de la langue française, telle qu’elle devrait être entreprise dans l’un de ses choix les plus précieux, à savoir celui de la poésie.

Gaëtane Lamarche-Vadel

Gaëtane Lamarche-Vadel a été chercheur au CERFI de 1973 à 1980 et a collaboré en tant qu’auteur à la revue Recherches. Depuis 1980, elle enseigne la philosophie esthétique à l’École nationale supérieure d’arts de Dijon, a été chargée de cours à l’université de Paris VIII et à l’IUFM (conférences pour l’agrégation d’arts plastiques) ainsi qu’à l’école d’architecture Paris la Seine. Auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’art, l’architecture, le paysage, elle a publié à La Différence, en 1994, De la duplicité. Figures du secret au XVIIe siècle et La Gifle au goût public... et après ? en 2007.

Christian Ganachaud

Christian Ganachaud est infirmier dans un hôpital psychiatrique.

Il a publié trois romans aux Éditions du Rocher et, à La Différence, deux volumes de poésie, Anthropologie divine en 1991, Le Dieu souffrant en 1998 et un roman Les Amnésiques en 2001.

Didier Marc Garin

Didier Marc Garin, né en Bretagne en 1963, vit principalement en Gironde. Il a suivi des études linguistiques ainsi que des études classiques d’écriture musicale, de composition et d’électroacoustique auprès de Michel Fusté-Lambezat, Klaus Huber, Emmanuel Nunes et Mesias Maiguashca. Il a rencontré Olivier Messiaen, Brian Ferneyhough et Franco Donatoni. Il a approfondi ce parcours musical par des séjours à Darmstadt, Villeneuve-lès-Avignon, Madrid et des voyages en Inde. Compositeur, Didier Marc Garin enseigne dans des collèges et dans des écoles de musique. Il est également chef de chœur, accompagnateur de films muets, et collabore avec l’ensemble de musique contemporaine Proxima Centauri. Il a composé quelque quarante-cinq partitions, du solo à l’orchestre avec chœurs et solistes, écrites et jouées dans divers pays. C’est dans le but d’écrire un opéra qu’il s’est attaqué à la traduction de La Divine Comédie de Dante Alighieri.

Stéphane Guyon

Stéphane Guyon est né en 1979. Il a écrit une pièce de théâtre, Pendant que les heures passent..., présentée à Avignon en 2001. Il poursuit actuellement une maîtrise de lettres modernes sur l’exemption de sens en littérature. La Fausse est son premier roman.

Daniel Habrekorn

Daniel Habrekorn est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, poèmes, récits, essais.

La Différence a publié de lui : Petit dictionnaire de l’hypocrisie (1998), Mes biographies (2000) et Les Splendeurs du progrès (2002).

Lucas Hees

Lucas Hees, membre du mouvement Avant Post, est aussi l’auteur d’un livre sur Ezra Pound publié aux Éditions du Rocher.

Claudine Helft

Claudine Helft écrit des poèmes depuis son enfance. Membre fondateur du « rendez-vous des poètes » et rédactrice à Aujourd’hui poème elle est aussi membre de l’Académie Mallarmé, membre du jury du prix Alain Bosquet, secrétaire de l’Association des Amis d’Alain Bosquet. Présidente du prix Louise Labé, elle a reçu la Médaille vermeille de la Ville de Paris pour l’ensemble de son œuvre et pour son action au service de la poésie. Traduite en plusieurs langues (italien, chinois, allemand...) son nom figure dans une trentaine d’anthologies et une centaine de revues. Elle a été invitée dans de nombreux pays dont l’Argentine, l’Irlande, l’Espagne, la Suisse, la Macédoine, Bulgarie.

La Différence a publié d’elle : Une indécente éternité (1991), Un divorce d’amour (2009) et Avec des « si »... (2009).

Louise Herlin

Née au Caire, Louise Herlin passe son enfance en Belgique. Après des études à Bruxelles, à l’université de Florence, elle s’installe à Paris en 1955.
Son premier recueil de poésie, Le Versant contraire, paraît en 1967 chez Gallimard (Coll. le Chemin). Suivent Commune mesure (1971) à l’Âge d’Homme ; Couleur de temps et Crayons (1981) au Nouveau Commerce ; L’Amour exact (1990) à La Différence, Le Poème inachevé (1992) chez Dumerchez, Les Oiseaux de Méryon (1993) à La Différence, Synchronies (1998) chez Dumerchez et Chemins de traverse (2003) à La Différence.
Elle a publié des poèmes dans de nombreuses revues  : N.R.F, Le Nouveau Commerce, Sud, Supérieur inconnu et figure dans plusieurs anthologies de poésie française.

Hiquily

Né en 1925, Philippe Hiquily a développé une démarche résolution figurative initialement influencée par Germaine Richier et Muller mais où la systématisation des volumes ovoïdes alternant avec des parties grêles introduit en même temps qu’un humour parfois cynique, un gauchissement étrange du modèle le plus fréquent : le corps féminin.

Henri Husser

Né en 1917, Henri Husser poursuit à Montbéliard puis à Lyon des études de lettres, interrompues par la guerre. Agrégé de lettres classiques, il enseigne, jusqu’en 1979, le français, le latin et le grec dans les lycées de Montbéliard, Belfort et Gérardmer. Il lègue, dans cet ouvrage, sa passion de la littérature latine

Ipoustéguy

Ipoustéguy, sculpteur solitaire à l’écart des courants officiels de l’art contemporain, a une renommée mondiale. Né en 1920 à Dun-sur-Meuse et décédé le 8 février 2006 dans son village natal où il s’était retiré en 2004 et où la Municipalité a ouvert un Centre culturel qui rassemble un nombre important de ses sculptures. Son œuvre a fait l’objet d’expositions et de rétrospectives dans le monde entier. Plusieurs de ses sculptures monumentales sont visibles à Paris et dans la proche banlieue, dont son hommage à Rimbaud, L’Homme aux semelles devant, dans le XIe arrondissement. Passionné de littérature et de poésie, La Différence a publié de lui : Chronique des jeunes années, 1997 ; Les Passerelles du purgartoire, 2000 ; Catalogue raisonné, 1938-2000, 2001 ; Agent secret, 2002 ; L’Illustre Passion, 2003 ; Chirurgies, 2006 ; Les Guerres du milieu, 2006.

Youssef Ishaghpour

Youssef Ishaghpour est né à Téhéran en 1940 et vit à Paris depuis 1958. Il a étudié le cinéma (l’École Louis Lumière et l’Idhec), la sociologie de l’art et la philosophie. Docteur d’État ès Lettres, il est professeur à l’Université René Descartes, Paris V. Ishaghpour a publié plusieurs essais (dont certains traduits en allemand, grec, italien, japonais, persan, portugais) sur le cinéma, la peinture, la philosophie et la littérature.

Sur le cinéma

D’une image à l’autre : la nouvelle modernité du cinéma, Denoël, coll. « Petite Bibliothèque Médiations », 1982.
Visconti : le sens et l’image, La Différence, 1984.
Cinéma contemporain : de ce côté du miroir, La Différence, 1986.
Formes de l’impermanence : le style de Yasujiro Ozu, Yellow Now, 1994.
Opéra et théâtre dans le cinéma d’aujourd’hui, La Différence, 1995.
Le Cinéma, Flammarion, coll. « Dominos », 1996.
Archéologie du cinéma et mémoire du siècle, dialogue avec Jean-Luc Godard, Farrago, 2000.
Morandi. Lumière et Mémoire, Farrago, 2001.
Le Réel, face et pile. Le Cinéma d’Abbas Kiarostami, Farrago, 2001.
Orson Welles cinéaste, une caméra visible, 2001. Prix du livre Art et Essai Henri Ginet 2001 décerné par le CNC et Prix du meilleur livre français 2001 décerné par le Syndicat National de la Critique de Cinéma.

Sur la philosophie et la littérature

Goldmann, Lukács et Heidegger, Denoël, coll. « Petite Bibliothèque Médiations », 1973.
Paul Nizan : l’intellectuel et le politique entre les deux guerres, La Différence, 1990.
Elias Canetti : Métamorphose et Identité, La Différence, 1990.
Tombeau de Sadeg Hedayat, Farrago, 1999.

Sur la peinture

Aux origines de l’art moderne : le Manet de Bataille, La Différence, 1989.
Seurat : la pureté de l’élément spectral, L’Échoppe, 1992. _ Poussin, là où le lointain : Mythe et paysage, L’Échoppe, 1996.
Chohreh Feyzdjou, l’épicerie de l’apocalypse, Kharavan, 1996.
Courbet : le portrait de l’artiste dans son atelier, L’Échoppe, 1998.
La Miniature persane : les couleurs de la lumière, le miroir et le jardin, Farrago, 1999.

Léone Jaffin

Léone Jaffin a créé le premier département d’économie en anglais à l’université de Nanterre. Elle a été professeur de français à l’université du Massachussets et de New York. Elle a produit des films pour le cinéma et écrit de nombreux scénarii. Sa rencontre avec Mary Meerson a lieu en 1977 à la mort d’Henri Langlois. Elle a publié un livre sur la cuisine et la culture des Juifs d’Algérie.

Jocelyne Laâbi

Née à Lyon, Jocelyne Laâbi a sept ans lorsqu’elle arrive au Maroc, en pleine période coloniale. Sa famille s’installe à Meknès. Bravant les préjugés de son milieu, elle épouse en 1964 Abdellatif Laâbi. Sa vie prend un nouveau tournant quand il est incarcéré en 1972. Commence pour elle un dur combat, qui sera couronné par la libération de son compagnon, huit ans plus tard. Vivant en France depuis 1985, elle publie des livres pour la jeunesse et traduit plusieurs auteurs arabes en français.

Nelly Kaplan

Nelly Kaplan est une des grandes figures du cinéma français. Son premier long métrage, La Fiancée du pirate (1969), enchanta la France et, fit le tour du monde. Née en Argentine, elle arrive à Paris dans les années cinquante, travaille avec Abel Gance pendant dix ares, rencontre Breton, Soupault, Mandiargues, et parallèlement à sa carrière cinématographique poursuit une ouvre littéraire sous le pseudonyme de Belen. Le Réservoir des sens, sort premier recueil de nouvelles paru à la Jeune Parque en 1966, a été réédité récemment, et La Différence publiera en septembre 1998 une version « revisitée » d’Un manteau de fou rire, roman qui (sous le titre de Mémoires d’une liseuse de draps) eut maille à partir avec la censure an moment de sa sortie chez Jean-Jacques Pauvert en 1974.

Sophie Khan

Née en 1961 à Paris, poursuivant des recherches universitaires en littérature comparée, Sophie Khan a publié en 1995, à La Différence, Les Faux Prophètes et Le Catenacciù.

Lina Lachgar

Auteur d’une quinzaine de recueils de poèmes, souvent illustrés par de grands artistes, tels Jean Cocteau ou Alicia Penalba, Lina Lachgar a également écrit plusieurs essais et deux récits : Sept rêves avec Marcel Proust suivi de A Cup of Tea chez Celeste Albaret (1998) et Les Pantoufles de Max Jacob (2001). La Différence a également publié Arrestation et mort de Max Jacob (2004), Quelques jours à Twilightstrasse (2005), Vous, Marcel Proust – Journal imaginaire de Céleste Albaret (2007) et Belladone & Co (2009).

Thierry Lamarre

Thierry Lamarre Né le 3 juillet 1949, à Paris, Thierry Lamarre rencontre, en octobre 1969, Michel Bulteau, puis dans son sillage Matthieu Messagier et tous ceux qui deviendront les électriques. Il est co-signataire du Manifeste électrique aux paupières de jupe. Il publie en 1970, 149/OFF, préfacé par Michel Bulteau et postfacé par Zéno Bianu. De 1971 à 1973, il écrit de nombreux textes, dont Times around et Kerouac-Mantra, paru chez Electric Press. Il rencontre en 1973 Dominique de Roux, et de ce premier entretien naîtra une amitié qui s’éteindra en 1977. Il participe à divers projets littéraires, musicaux, picturaux et en particulier aux Dossiers H consacrés à Dominique de Roux, publié en 1997.

Colette Lambrichs

Née à Bruxelles en 1946, Colette Lambrichs habite Paris depuis 1972. Directrice littéraire des Éditions de la Différence depuis 1976, elle est l’auteur de quatre recueils de nouvelles et d’un roman : Tableaux noirs (1980, 3e éd. 1997) ; Histoires de la peinture (1988, 2e éd. 1997) ; Doux leurres(1997) ; La Guerre (2003) ; Logiques de l’ombre (2006).

André Laude

Né en 1936 à Paris. Anarchiste à quinze ans, proche des marxistes et des situationnistes, André Laude choisit de défendre la cause des opprimés. L’Algérie sera son premier combat. Arrêté, puis amnistié, il parcourt le monde à la rencontre de ses pairs, écrivains et militants, et participe à la fondation de l’agence de presse nationale d’Algérie. De retour en France, il travaille pour La Tribune socialiste, Le Monde, France Culture avant de connaître une triste fin : « À bout de ressources, socialement rejeté toujours plus loin, malade d’alcool et de désespoir, épuisé physiquement et psychologiquement, André Laude s’est laissé glisser. Le 24 juin 1995, il est parti… »

Emmanuel Laurent

Emmanuel Laurent est cinéaste, il a réalisé de nombreux films (fictions et documentaires) pour le cinéma et la télévision et notamment Le Cantique des cantines, une comédie musicale qui eut un grand succès.

Mademoiselle V. est son premier roman.

Jean-Claude Le Gouic

Jean-Claude Le Gouic, professeur émérite à l’Université de Provence, Aix-en-Provence, a publié de nombreux essais. Il est aussi peintre et expose régulièrement.

Claude Leibenson

Claude Leibenson est docteur ès lettres. Elle a enseigné à l’Université Paris IV et travaillé dans une galerie d’art moderne. Elle a publié un roman Jonathan et un essai sur Federico García Lorca.

Boris Lejeune

Boris Lejeune est un artiste singulier. Russe établi en France dans les années 80, il poursuit sa quête d’éternité par les voies de la sculpture et de la poésie. Il se lie, dès son arrivée en France, avec nombre de poètes français (Jean-Marie Le Sidaner, Guillevic, Bernard Noël, Vahé Godel...) avec lesquels il cherche et partage une « vérité » invisible à l’esprit frelaté de l’époque.

Il entreprend avec eux, dialogues et correspondances, qui aboutiront à diverses publications à la Différence  : avec Jean-Marie Le Sidaner, Boris Lejeune – Cinq sculptures boulevard Péreire (1990), Fragments de parole et de pierre (1992), avec Bernard Noël, Genèse de l’arbre (1992), avec Guillevic, Terre Ciel Visages (1995).

Après la mort de Le Sidaner, il fonde et dirige la revue Présages à la mémoire de ce dernier et, tout récemment, inaugure un rapprochement entre des poètes russes et français par l’intermédiaire d’une nouvelle publication bisannuelle, intitulée [Dépôt]. Il a publié deux recueils de poèmes à La Différence : Fontes, 1995 ; Fêter le temps, 1999 ; Visages antérieurs, 2001  ; Dépôt, 2001 ; Préface au regard, 2004.

http://www.boris-lejeune.com/index.html

Gérard-Georges Lemaire

Vient de paraître : [Kafka et Kubin]

Gérard-Georges Lemaire Écrivain, historien d’art et critique, Gérard-Georges Lemaire a publié une trentaine d’ouvrages sur les mouvements littéraires et picturaux. Grand spécialiste de la littérature italienne, grand érudit, il a publié à La Différence, en 1996, Les Cafés littéraires. Son Kafka et Prague est paru en 2002 aux Éditions du Chêne et il organise au Musée du Mont Parnasse une exposition sur Kafka qui ouvrira ses portes le 11 septembre 2002.

Pierre Lepère

Né à Lyon en 1949. Il a passé son enfance en Allemagne, en Algérie et au Maroc. Poète, essayiste et romancier, il a également publié deux livres pour la jeunesse chez Gallimard.
Pierre Lepère a publié à la Différence L’Héritage de la nuit en 1995, Monsieur d’ailleurs, en 1996, Le Petit Anarchiste en 2001, Un couple désespéré en 2006, L’Âge du furieux – une légende dorée de l’excès en littérature en 2006, Cœur citadelle en 2008 et La Folardie en 2009.

Louis Lerne

Louis Lerne est né en Inde en 1940. Après Ang, son premier roman paru en 1991 chez Gallimard, il a publié [Horn], en 1996, [Gin] , [La Bête et la pluie], [Quatre vases de sable], en 1998, et [Os], en 2004 aux Éditions de la Différence.

Arnould de Liedekerke

Arnould de Liedekerke est né en 1950.
La Belle époque de l’opium, cet essai sur la toxicomanie dans les lettres françaises, de 1880 à 1914, il le défendit, d’abord, en 1980 comme thèse de doctorat de 3e cycle. Devenu un classique, depuis sa première publication en 1984, une nouvelle édition mise à jour devenait indispensable.

Claude Louis-Combet

Claude Louis-Combet, né à Lyon en 1932, vit à Besançon où il a fait toute sa carrière comme professeur de philosophie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages – romans, nouvelles, essais, poèmes – publiés d’abord chez Flammarion puis chez Corti et chez quelques éditeurs indépendants. Il dirige, chez Jérôme Millon, à Grenoble, la collection « Atopia » vouée à la réédition de textes spirituels anciens. Avec et autour de Dado, il a fait paraître : Vacuoles, Béthune, Brandes, 1987 ; Le Don de langue, édition bibliophilique, Rémalard, Alain Controu éditeur, 1992, édition courante, Paris, Lettres Vives, 1992 ; Dadomorphes et Dadopathes, Paris, Deyrolle éditeur, 1992 ; Dado, le Sacre du Dépotoir, Bruxelles, La Pierre d’Alun, 1996 ; Figures à l’orée, Bruxelles, La Pierre d’Alun, 2001. Le Blockhaus de Dado, Fécamp, CGB Galerie, et Dado, Strasbourg, L’Atelier contemporain, sont en cours de réalisation.

Yves Mabin Chennevière

Yves Mabin Chennevière est né en 1942. Depuis 1969, il publie régulièrement des romans, des nouvelles, des poèmes. Il a obtenu le Prix Max Jacob en 1996 pour son recueil Méditation métèque, paru aux Éditions de la Différence, lesquelles ont également publié  : L’Incarnation fictive, 1992 ; Le Soliste, 1993 ; L’Immersion rebelle, 1999 ; L’Invention du silence, 2000 ; Mémoire d’un temps éventuel, 2001 ; La Fureur de l’ange, 2002 ; Traité du vertige, 2003 ; Traité d’anatomie, 2005 ; Traité du toucher, 2007.

Jean-Louis Marçot

Jean-Louis Marçot est chercheur indépendant, né en Algérie le 10 avril 1950, formé à la philosophie (enseignement de Vladimir Jankélévitch).
Une mer au Sahara est la première étude d’une série qu’il consacre au passé colonial de la France. Auteur du Sable des Racines – carnet de route d’Alger et Tamanrasset (L’Harmattan 1992).

Claude Margat

Né à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime), Claude Margat a publié des romans, de la poésie et des essais. Imprégné de culture chinoise, proche de François Cheng et de Yolaine Escande, il peint de grands paysages à l’encre de Chine depuis 1990. Deux missions Stendhal l’ont conduit en Chine où il a exposé ses peintures et rencontré deux grands calligraphes, Qin Zhu Yi et Li Shou Ping.

La Différence a publié de lui Poussière du Guangxi, en 2004, L’Horizon des cent pas, en 2005 et Daoren, un rêve habitable, en 2009.

http://www.claudemargat.com

Emmanuelle Marie

Née à Boulogne-sur-Mer en 1965, Emmanuelle Marie, après des études de Lettres modernes et de Filmologie, s’oriente vers le théâtre. C’est en 1989, avec Jacques Descorde, qu’elle crée dans sa ville natale La Compagnie des docks qui mettra en scène des spectacles allant de la région Nord-Pas-de-Calais à Paris. Mais c’est à partir de 1996 que la dramaturge se lance en solo. Elle écrit sa première pièce Ecce homo. Remarquée pour l’humour noir qui s’en dégage, elle écrit dans la foulée un roman, Le Paradis des tortues, que La Différence publie en 2000 et qui a été réédité à plusieurs reprises.

Accueillie en 2001 en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avginon dans le Gard, elle achève l’écriture de la pièce de théâtre Cut, qui sera jouée au Théâtre du Rond-Point à Paris. Mais l’auteur n’en reste pas là. La consécration est atteinte avec Blanc, mise en scène par Zabou Breitman, au Théâtre de la Madeleine. Cette pièce dévoile l’histoire de deux sœurs qui doivent veiller leur mère mourante. Le jeu des deux actrices, Isabelle Carré et Léa Drucker, ainsi que la parfaite maîtrise des dialogues proposés par l’auteur enchantent les critiques. La pièce est saluée par deux nominations aux Molière 2007. Atteinte d’un cancer, Emmanuelle Marie envoie à La Différence, un mois avant sa mort, Les Cils de l’ange.

Jean-Luc Marion

Jean-Luc Marion est un philosophe français né en 1946. Il enseigne à l’Université de Paris-IV Sorbonne et à l’Université de Chicago, dirige la collection « Épiméthée », aux Presses Universitaires de France. Son champ de recherche est vaste, comportant le cartésianisme (la place et le rôle de René Descartes dans l’histoire de la métaphysique), la phénoménologie contemporaine (qu’il ré-oriente à l’aide d’un puissant penchant théologique) et la théologie chrétienne (il fut conseiller de Mgr Lustiger). Ancien élève de Jean Beaufret, il a connu Levinas et Derrida et fut un ami proche de Michel Henry. Dans le prolongement de Levinas, il veut dépasser la question de l’être, en pensant Dieu sans l’être (PUF, 2002). Il a fait paraître récemment Le Phénomène érotique (Grasset, 2003). Prolégomènes à la charité avait été publié pour la première fois en 1986.

Philippe Mengue

Philippe Mengue est agrégé et docteur d’État en philosophie. Il enseigne actuellement au Collège international de philosophie. Grand connaisseur des œuvres de Sade et de Deleuze, il a publié L’Ordre sadien (Éd. Kiné, 1996), Deleuze et le système du multiple (Éd. Kiné, 1995) et Deleuze et la question de la démocratie (Éd. L’Harmattan, 2003).
La Différence a publié La Philosophie au piège de l’Histoire et Peuples et identités.

Pierre Mérot

Pierre Mérot est enseignant.
La Différence a publié de lui : Pays sœur en 1987 et Crucifiction, 1991.

Matthieu Messagier

Né en 1949, Matthieu Messagier est le fils du peintre Jean Messagier. Ses poèmes sont publiés dès 1969 chez Pauvert. Sa rencontre avec Michel Bulteau a lieu en 1967. Ensemble ils fondent Electric Press puis publient, avec 16 autres poètes, Manifeste électrique aux paupières de jupes. Il tient son propre rôle dans le film de Nicola Sornaga, Le Dernier des immobiles (2004) où « il est [ce] poète qui lit L’Équipe en fumant des havanes. » Salué par la critique, ce film révèle son nom et son œuvre à un large public. Il vit dans le Jura.

Marianne Nahon

De son bisaïeul, Alphonse Aulard, historien de la Révolution, ou de son grand-père, Albert Bayet, professeur de philosophie à la Sorbonne, Marianne Nahon a hérité de l’amour de la langue et de l’esprit français. Les cours de théâtre de Mme Dussane auraient pu la métamorphoser en actrice, mais c’est plutôt à la défense des artistes qu’elle a choisi de se consacrer depuis trente ans. Son précédent roman, Riviera, paru à La Différence en 1999, mettait déjà en scène la jolie et fantasque Jeanne Lebel qui n’est pas sans lui ressembler.

François Montmaneix

François Montmaneix vit à Lyon. Après une carrière dans l’industrie, il a été chargé de mission auprès de la mairie de cette ville jusqu’en 2000, pour la musique (direction de l’auditorium Maurice Ravel), pour les arts plastiques (création de l’Artrium et du Rectangle, plus de 40 expositions) et pour le livre (création du Prix de Poésie de la Ville de Lyon).

L’écriture est désormais son unique préoccupation. Il a été secrétaire du Prix de Poésie de la Ville de Lyon-Prix Roger Kowalski de 1984, date de sa création, à 2003. Membre de l’Académie Mallarmé. Il a obtenu le Prix RTL/Poésie 1 en 1987 pour Visage de l’eau (Belfond), le Prix Louise Labé 1991 pour L’Autre Versant du feu (Belfond), le Prix Rhône-Alpes de littérature 1997 pour Vivants (Le Cherche-Midi éditeur), le Prix Apollinaire 2003 pour Les Rôles invisibles (Le Cherche-Midi éditeur).

Michel Mourot

Né à Sens en 1948, il est décédé le 15 décembre 2009. Il vivait dans la Marne depuis 1953. Il rencontre au lycée Clemenceau de Reims, dès 1958, Jean-Marie Le Sidaner, qui l’initiera à la poésie moderne et avec qui il fondera la revue Équinoxe, en 1964. Après la mort de Jean-Marie Le Sidaner, avec lequel il était resté en contact régulier, il organise à Reims plusieurs manifestations autour de l’œuvre de celui-ci. Il préside l’association des « Amis de Jean-Marie Le Sidaner » et participe à la fondation de la revue Présages, dont il continue d’assurer la publication.
La Différence a publié de lui en 2005, Dans le cœur de la distance.

« Camarade Mourot » par Patrick Mouze

« Camarade Mourot ! » Je t’ai toujours appelé ainsi. Un passé politique tourné en plaisanterie. Un clin d’œil à ta vie spartiate, certains diront d’ermite. Sauf pour l’essentiel : la poésie, la photo, la peinture, le jazz et la cigarette... Tu avais transformé ta retraite en guerre de position sans concession à la course à la consommation. Avec des échappées en ville ou sur les manifs où l’on se rencontrait pour prendre des nouvelles. Ces marches rythmaient les rites d’une vie bien réglée. Pas un hasard que tu sois né à Sens pour partir d’un bon pied : dans les pas de Mallarmé. Hasard du coup de dés ? Tu as fait des mardis de Mallarmé, le mardi de ta mort brutale et le mardi de ton enterrement. Jamais tu n’aurais imaginé déranger ta famille et tes amis atterrés dans ce froid glacial du matin. J’entends ton rire grave, quasi sarcastique s’il n’était tempéré par la douceur de ton regard bienveillant. J’entends encore ta voix rauque et caverneuse qui roule des remarques d’une concision incisive.

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » ! C’est l’âge de ton premier recueil chez Encres Vives sous l’étoile de Michel Cosem. Tu avais commencé plus jeune : dans le fonds André Breton figurent deux lettres de toi, datées de septembre et décembre 1963. Tu avais quinze ans ! Chacun se souvient ici d’une anecdote à ton sujet. Allez-y de votre mémoire après avoir entendu la mienne : tu avais aperçu André Breton sortir de chez lui, rue Fontaine. Tu l’as pris en filature. Il s’en est aperçu. Il t’a semé. Ou plutôt tu n’as pas insisté.

Tu avais deux frères : un frère de sang, André, et un frère spirituel, Jean-Marie Le Sidaner. Tous deux t’ont laissé dans la peine. Tu as fondé avec lui la revue Équinoxe en 1964. Tu as connu l’atelier de Jean-Paul Michel à qui, récemment tu as rendu hommage. Tu as croisé Jean Le Mauve sous son « Arbre » à qui tu as dédié des poèmes. Des vies discrètes, à l’écart. Des alliés substantiels. Tu as trouvé un boulot de prof au collège de Fismes. Il faut bien assurer l’ordinaire du jour pour des illuminations nocturnes. Tu écrivais couché. Les recueils de poèmes se sont égrenés : Marées, L’Épreuve des Pierres, L’Escalier, ci, Carnet d’ignorance, La note veut monter à l’aigu, Le Cœur de la distance et Intimités du chaos, Visages antérieurs… Des titres qui parlent d’eux-mêmes, de toi pour tes lecteurs présents et à venir. De 1992 à 1994, tu as contribué activement à faire tourner Noria, une association pour organiser des conférences d’auteurs de renom : Natacha Michel, Christian Prigent, Alain Badiou, Michel Butor, François Regnault… Tu as dirigé la revue Présages, organe central de l’association des Amis de Jean-Marie Le Sidaner. Tu as su manœuvrer dans les tensions en gardant le cap de l’amitié. Encore récemment, tu as renoué avec ta passion du cinéma dans une association de ciné-club. Aujourd’hui, c’est ta dernière séance et, pour l’amateur de l’échiquier, un mat peut-être, mais un échec sûrement pas ! Tu reposes non loin de Roger Gilbert-Lecomte. Si ça peut consoler…

Salut, Michel !

Brigitte Munier


Docteur en sciences sociales et maître de conférences HDR à Télécom-ParisTech, Brigitte Munier a publié de nombreux articles et des essais, certains traduits en italien. Elle est l’auteur d’un roman et d’un recueil de nouvelles.

Pierre Nahon

Après plus de trente années dans le monde de l’art, où il dirigeait la Galerie Beaubourg, Pierre Nahon s’offre une récréation romancée. Marchand des nouveaux réalistes – Arman, César, Klein, Spoerri, Tinguely –, mais aussi de Dado, Dufour, Cane, Klossowski, Boisrond, Combas, il a présenté à la Galerie Beaubourg, à Paris ou à Vence, les œuvres de Basquiat, Beuys, Dine, Duchamp, Segal, Stella, Warhol.
Il a relaté dans quelques livres son parcours artistique  : Pour la galerie (Plon, 1993), Quelques impressions d’Afrique (La Différence, 1996), Les Marchands d’art (La Différence, 1998), Francis Picabia, classique et merveilleux (La Différence, 1998), L’Art content pour rien (Ramsay, 2002), Passé simple (La Différence, 2005), Pour Andromaque (La Différence, 2008), La Fille du boulanger (La Différence, 2009). En 2009 paraîtra L’Histoire de la Galerie Beaubourg.

Isabelle Nicou

Après des recherches en philosophie consacrées à Jacques Derrida, Isabelle Nicou travaille aujourd’hui dans l’édition et la presse magazine. Elle a vécu plusieurs années à l’étranger (Bulgarie, États-Unis) avant de s’installer de nouveau à Paris. Elle a publié en 2002 Parésie (éditions Agnès Pareyre). Genèse 0 est son second roman.

Dominique Noguez

Romancier et essayiste, Dominique Noguez a publié une vingtaine d’ouvrages dont des romans.

La Différence a publié de lui  : Les Deux Veuves (1990), Sémiologie du parapluie et autres textes (1990) et Tombeau pour la littérature (1991)

Jean-Luc Parant

Né en 1944 à Tunis, Jean-Luc Parant poursuit une œuvre de peintre et de sculpteur tout à fait singulière. Célèbre pour ses installations de "boules" en terre cuite, papier, cire à cacheter, qui sont autant d’yeux qui dévorent l’espace et le monde, et pour ses reliefs qui mêlent bestiaires imaginaires et écritures de toutes sortes, à l’instar de Dubuffet et de Michaux, il a toujours écrit.

Aux Éditions de la Différence : Le Bouleversement (1990), Les Animaux, les enfants, les femmes, les hommes (1991), Les Machines à voir (1993), [Dix chants pour tourner en rond] (1994), Autoportrait (1999) et [Le Grand Livre de Jean-Luc Parant] (2001) et Dix nouveaux chants pour tourner en rond (2006).

Jean Pavans


Écrivain et traducteur indépendant, Jean Pavans est né le 20 septembre 1949 à Tunis.
Après des études de logique mathématique, il publie ses premiers ouvrages de fiction au début des années quatre-vingt à La Différence, avec qui il se lance par la suite dans une entreprise raisonnée de traduction de l’œuvre de Henry James, dont le cœur est l’Intégrale chronologique des Nouvelles. Le quatrième et dernier tome, paru en 2009, lui a valu le prix Halpérine-Kaminsky « consécration ».
Cette Intégrale sera reprise en douze volumes de la collection « Minos », par organisation thématique, les deux premiers paraissant en 2010. Jean Pavans a traduit pour divers éditeurs d’autres classiques anglo-saxons, comme Edith Wharton, Virginia Woolf, Gertrude Stein et Harold Pinter. Son adaptation scénique des Papiers d’Aspern de Henry James a été créée en 2002 au théâtre de Vidy-Lausanne dans une mise en scène de Jacques Lassalle. Sa traduction de Célébration de Harold Pinter a été montée par Roger Planchon en 2005 au théâtre du Rond-Point.
Également d’après James, il a écrit pour le compositeur Arnaud Petit un livret d’opéra de chambre inspiré de La Bête dans la jungle (création en 2011 au Forum du Blanc-Mesnil).
Ses ouvrages récemment parus à La Différence sont Persée, légende dramatique (2006), Sauna, pastiches (2006), Heures jamesiennes, essai (2008), Le Regard du dandy, nouvelles (2009).

Stéphane Penchréac’h

Né à Paris en 1970, grandit à Sète et voyage avec ses parents, notamment en Afrique. Très tôt, il dessine. Après des études d’Histoire, il ne rentre pas aux Beaux Arts mais commence à peindre (1992-1993) et à organiser des manifestations autour de ses œuvres ; c’est ainsi que naissent une série d’expositions collectives qui se tiendront à Paris durant l’année 1996, auxquelles participent notamment Corpet, Hybert, Gouéry, Dezeuze. Remarqué par la critique, il poursuit son parcours pictural avec, en 1997, l’exposition « Je t’aime ». Puis, en 1998, une importante exposition collective (Corpet, Desgrandchamps, Sorbelli, Jouve, Tatah). En 1999, une deuxième série d’expositions intitulées « Action directe » fait à nouveau parler de lui. En 2000, il participe à « Big Crunch », organisée par Richard Leydier et réalise son premier plafond. Il récidive au Manoir de Cologny à Genève avec « Zéro / Zéro  ». « Le paradis est un endroit où il ne se passe jamais rien » est sa première exposition personnelle à Paris ( juin 2000). En 2001, il monte le projet « Arabitude  » avec le soutien de Francis Hybert. Cette vaste exposition rencontre un grand succès et le propulse réellement sur la scène artistique française. À Vence, pour la Galerie Beaubourg, du 1er avril au 15 juin, il s’empare des lieux avec « Peinture etc... »

Jean Pérol

Jean Pérol est né en 1932 dans la région lyonnaise. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud-est de la France ; après des études supérieures à Lyon, il part en 1961 pour le Japon où il résidera plus de vingt ans ; il en reviendra en 1989. Il séjourne pendant deux ans en Afghanistan, puis en Louisianne, enfin à New York. Il a collaboré à la N.R.F., aux Lettres françaises, au Magazine littéraire. Il obtient le Prix Mallarmé, en 1988, pour Asile exil (La Différence) et pour l’ensemble de son œuvre. Son roman, Un été mémorable, est couronné Prix du meilleur roman en 1998. Il partage actuellement son temps entre l’Ardèche et Paris. La Différence a publié de lui : Asile exil en 1987, Pouvoir de l’ombre en 1989, Imaï en 1990 et Regards d’encre (écrivains japonais 1966-1986) en 1995 et [À part et passager] en 2003 et en 2008, Le soleil se couche à Nippori.

Éric Pessan

Né en 1970, Éric Pessan habite Nantes.

Il a publié, à La Différence, en 2001, son premier roman : L’Effacement du monde – qui reparaît en poche dans la collection « Minos » –, Chambre avec gisant, en 2002 et Les Géocroiseurs en 2003.

Jean-Pierre Picot

Jean-Pierre Picot est né à Montpellier en 1946. Au début des années 80, il rencontre l’archéologue André Berthier qui l’initie à ses recherches et à ses fouilles sur des sites gaulois. Jean-Pierre Picot réalise Alésia retrouvée (1995) – médaille de bronze au 18e Festival International de Waterlos –, Le Procès des dieux (1995), Alésia le procès avec Ségolène Picot (1999) – trophée du meilleur documentaire historique aux rencontres professionnelles audiovisuelles européennes de Narbonne.

Paul Placet

Paul Placet a été l’ami très proche de François Augiéras qu’il rencontre en 1949. Instituteur aux Eyzies de Tayac, sur les bords de la Vézère, il obtient en 1954 un premier détachement outre-mer, à Madagascar, puis un second, en 1958, au Mali. C’est là que prend corps le projet du livre Les Cahiers d’Ibrahim (La Différence, 2004). Outre un volume de correspondance avec François Augiéras, il publie divers ouvrages pour faire connaître son œuvre – dont, à la Différence, Augiéras, le peintre et dans la collection « Minos » une préface à Les Barbares d’Occident et François Augiéras, un barbare en Occident (2005). Il est le co-auteur de La Chasse fantastique (2004).

Catherine Pozzi

Née en 1882 dans une famille brillante et cultivée, Catherine Pozzi a fréquenté les esprits les plus marquants de son époque. Sa liaison avec Paul Valéry, rencontré en 1920 alors qu’elle était en train de se séparer d’Édouard Bourdet, la bouleverse, la comble et la détruit – ce sont huit années de communion totale et de disputes déchirantes. Amie de Rainer Maria Rilke, de Julien Benda, de Daniel Halévy, d’Anna de Noailles, de Jean Paulhan et de bien d’autres, elle meurt, minée par la tuberculose, en 1934.

La Différence à publié d’elle : Agnès (1988, réédition 2002) ; Œuvre poétique (1988) ; Peau d’âme (1990) ainsi que deux essais qui lui sont consacrés, Catherine Pozzi, une robe couleur du temps (1988) ; Karin Pozzi et la quête de l’immortalité (1991).

Lionel Ray

Lionel Ray, né en 1935, a reçu pour l’ensemble de son œuvre poétique le prix Goncourt de poésie et le Grand Prix de poésie de la Société des gens de lettres. La plupart de ses livres sont disponibles aux éditions Gallimard. Il est aussi l’auteur de livres d’art et de deux monographies aux éditions Seghers, l’une consacrée à Rimbaud, l’autre à Aragon. Il est président de l’académie Mallarmé, membre de l’académie européenne de poésie et des comités de la revue Europe, de la revue Confluences poétiques (Le Mercure de France) et du journal mensuel Aujourd’hui Poème.

Pierre-Jean Rémy

Pierre-Jean Rémy, de son vrai nom Jean-Pierre Angrémy, élu à l’Académie française en 1987, a été diplomate, président de la Bibliothèque nationale de France et directeur de la Villa Médicis à Rome, où il a organisé de nombreuses expositions, notamment d’artistes contemporains. Il a séjourné à Pékin de 1964 à 1966 avant d’y retourner de très nombreuses fois – en particulier entre 2000 et 2005, à l’occasion des « Années croisées France Chine » qu’il a présidées. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à la Chine, dont Le Sac du palais d’été et l’édition en poche des Stèles de Victor Segalen. Il est l’auteur de plus de cinquante romans et de plusieurs volumes de poésie.
Il collectionne les photos anciennes de Chine et a lui-même, depuis plus de quarante ans, rapporté de Chine des milliers de photographies. Il a également préfacé le catalogue de l’exposition de 2005 de Chu Teh-Chun à Shanghai.

Pierre Restany

Pierre Restany dérange par sa vision radicalement nouvelle de l’œuvre d’art. Déterminante, sa rencontre avec Yves Klein l’amène à défendre un art capable d’exprimer les bouleversements de la société de l’après-guerre. En 1960, Restany fonde le « Nouveau Réalisme » : Yves Klein, Arman, Tinguely, Hains, Villeglé, Spoerri, Dufrêne, Raysse, signent son manifeste le 27 octobre. César, Mimmo Rotella, Christo, Deschamps et Niki de Saint-Phalle les rejoignent. Ces jeunes artistes, pour la plupart encore inconnus, figureront tous au premier plan de la création artistique contemporaine. On commence à prendre la pleine mesure de ce mouvement capital de l’après-guerre. Restany avait pressenti immédiatement qu’à travers ces artistes la France vivait au rythme d’une recherche créatrice qui trouvait ses profondes analogies dans le climat effervescent de New York des années 50 et 60. Pierre Restany a été le témoin actif à New York de l’émergence de la nouvelle culture américaine à la charnière du Néo-Dada et du Pop Art, de John Cage à Rauschenberg, d’Allan Kaprow et de George Segal à Nam June Paik. Globe-trotter infatigable, il a poursuivi son activité passionnée et souvent polémique de découvreur et inspirateur de talents.

La Différence a publié de lui : César (Épuisé), Alain Jacquet – Le Déjeuner sur l’herbe 1964-1989 – 25e anniversaire (Épuisé), Les Objets-plus et leurs présentations informationnelles par Bernard Demiaux, (Épuisé), 60/90 – Trente ans de nouveau réalisme Yves Klein, le feu au cœur du vide, Farhi, Dimension jouet, Sosno

Alain Roussel

Alain Roussel est né en 1948, à Boulogne-sur-Mer. Il a publié une dizaine de livres, notamment aux Éditions Lettres Vives et chez Cadex.

Il a publié en 2008, à La Différence, La Vie privée des mots.

Eryck de Rubercy

Eryck de Rubercy, essayiste, critique littéraire et traducteur de grands poètes et écrivains allemands, entretient un rapport passionné avec la nature vécu dans l’activité de sauvegarde d’un parc à l’anglaise, ce qui l’a prédisposé à traduire et à présenter les Aperçus sur l’art du jardin paysager du prince Hermann von Pückler-Muskau (Klincksieck, 1998), tout comme à composer au fil des ans cette promenade anthologique parmi les arbres.

Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle, née à Neuilly-sur-Seine en 1930, est morte à San Diego en 2002 à l’âge de soixante et onze ans.
Peintre, sculpteur et réalisatrice de films, elle commence à peindre en 1952. En 1961, elle se rend célèbre en réalisant les Tirs : fixés sur une planche, des tubes emplis de couleurs sont recouverts de plâtre et percés par des tirs à la carabine. Cette nouvelle manière de peindre la lance sur la scène artistique internationale. Elle intègre alors le cercle des Nouveaux Réalistes, tout comme Gérard Deschamps, César, Mimmo Rotella, Christo et Yves Klein, jouant le rôle de médiatrice entre les avant-gardes française et américaine. Elle crée des ex-voto, puis les Nanas, femmes plantureuses et colorées en grillage, papier mâché et polyester. Divorcée de l’écrivain Harry Mathews, elle épouse en 1971 Jean Tinguely, lui-même récemment divorcé de sa femme Eva Aeppli. Leur collaboration artistique produira notamment le Cyclope à Milly-la-Forêt, la Fontaine Stravinsky à Paris, la fontaine de Château-Chinon et le Jardin des Tarots à Capalbio en Italie. Elle vivra dans ces sculptures habitables pendant plusieurs années.

Jean-Paul Savignac

Jean-Paul Savignac développe son travail d’écrivain et de traducteur dans trois domaines : le latin, le grec et le gaulois. Il a publié à La Différence : « Merde à César » – Les gaulois, leurs écrits retrouvés (2000), Le Chant de l’initié et autres poèmes gaulois (2000) et Les Oracles de Delphes (2002). La première édition en 1990 des Œuvres complètes de Pindare, épuisée, reparaît aujourd’hui en poche dans « Minos ».

Victor Segalen

Esprit indépendant, curieux, Victor Segalen (1878-1919) occupe une place à part dans l’archéologie et la littérature. Né à Brest, médecin dans la marine, affecté d’abord en Polynésie, il s’intéresse à Gauguin, publie un premier livre sur les Maori, avant de se passionner pour la Chine, pays qui nourrira toute son œuvre, poèmes et romans. Chargé de diverses missions archéologiques et géographiques, ce merveilleux styliste laisse une œuvre prémonitoire sur les découvertes récentes de la statuaire chinoise.

Philippe Sergeant

Philippe Sergeant enseigne la philosophie de l’esthétique à l’École européenne de l’image. Il est l’auteur de nombreux essais sur l’art et la philosophie. Son dernier ouvrage Deleuze, Derrida – Du danger de penser est paru, à La Différence, en 2009.

Sumana Sinha

Sumana Sinha est née en 1973 à Calcutta, en Inde. En 1990, elle obtient le prix du meilleur jeune poète du Bengale. Elle arrive à Paris en 2001 où elle poursuit ses études à la Sorbonne et obtient un DEA en lettres modernes avec mention Très Bien. En collaboration avec le poète Lionel Ray, elle est l’auteur de plusieurs anthologies de poésie française et bengalie.

Blog de l’auteur : http://nuage-9.com My space : http://www.myspace.com/sumana

Isabelle Sobelman

Isabelle Sobelman vit à Paris. Romancière, elle a publié En attendant Beckett en 1987, Jalouse chez P.O.L. en 1989, Vivante, chez Léo Scheer en 2003. Elle a parallèlement écrit des textes sur des artistes (Louis Cane, Stéphane Pencréac’h, Arman, Raffray, Hucleux). Elle est par ailleurs scénariste et vient de co-écrire avec Olivier Dahan un film sur Édith Piaf, La Môme.

Yves Tenret

Né en Belgique, ayant vécu longtemps en Suisse, parisien de fait, Yves Tenret est un écrivain dérangeant. Auteur de deux romans à La Différence (Comment j’ai tué la Troisième Internationale situationniste et Maman), il a collaboré avec l’écrivain-dessinateur Frédéric Pajak, l’artiste Stéphane Magnin et le vidéaste Loïc Conanski. En 2008, les architectes Berger&Berger lui ont commandé une série de récits fantastiques, à partir de leur projet « The Prophecy », dans le cadre de leur résidence au 104 à Paris, fictions qui furent interprétées en public, pendant une semaine, par le comédien Émilien Tessier.

Jean-Marc Tisserant

Jean-Marc Tisserant est né en 1942. Après un cycle d’études à l’école Boulle, il mène une activité professionnelle dans divers cabinets d’architectes et publie une dizaine d’ouvrages. De Jean-Marc Tisserant, La Différence a publié : La Constellation du chien (1984), Le Charme d’Éden (1986), Le Rêve d’Odilon (1987), Le Dernier Ego à Paris (1989), Trois Fantômes (1990) et Terre noire (1994).
Il meurt des suites d’un cancer en 2005 quelques mois après la parution de son dernier roman Les Fils de la Veuve et de la sortie dans la collection « Minos » de son premier roman La Nuit du peyotl (1980).

Patrice Trigano

Né à Paris en 1947, Patrice Trigano a fait l’École du Louvre ainsi que des études de philosophie et de droit. Il est officier des Arts et Lettres. En 1973, il crée la Galerie Beaubourg puis en 1983, il ouvre la Galerie Patrice Trigano. Il a organisé plus de 200 expositions dont Matisse, Miro, Picabia, Picasso, Masson, Lipchitz, Hélion, Clavé, Hundertwasser, Mathieu, Hartung, Riopelle... Il est l’éditeur des sculptures de César, Arman, Cardenas, Jeanclos, Hiquily... et représente les artistes Manolo Valès, Carmen Calvo, Pierre Skira, Allen Jones, les hyperréalistes américains donc Estès, Blackwell, Cottingham...

Franck Varjac

Né en 1960, Franck Varjac a passé son enfance en Algérie. Revenu dans le Sud de la France à l’âge de dix ans, il vit et travaille à Nîmes.

L’Agneau chaste, son premier roman, a connu un destin singulier. Accueilli d’abord par le silence d’une presse tétanisée par le sujet – à l’exception notable du Monde – il a conquis, lors de sa réédition dans la collection de poche « Minos », la faveur d’un large public. La Différence a aussi publié un recueil de nouvelles, L’Œuf et le roc en 2003.

Élisabeth de Vautibault

Née le 9 août 1908 au Mans, Élisabeth Bollée, fille de Léon Bollée, le grand constructeur automobile des années d’avant-guerre, est élevée au couvent puis en Angleterre pendant son adolescence. Elle se marie en 1927 avec le comte Jean Maurice Gilbert de Vautibault. Elle commence à écrire et fréquente le milieu montparnassien. C’est là qu’elle rencontre en 1932 le peintre américain Julian Binford. C’est pendant cette période qu’elle écrit la plupart de ses poèmes français. Jean Paulhan et Léon-Paul Fargue la prennent sous leur aile. Un choix de Corpus Bon homme paraît dans La Nouvelle Revue française et dans Mesures. Elle suit son mari aux États-Unis en 1936 et se convertit à la religion baptiste. Elle continue d’écrire des poèmes en français mais aussi en anglais, dans le dialecte de Virginie. Elle meurt le 11 juillet 1984.

Jean-Pierre Verheggen

Né le 6 juin 1942 à Gembloux (Belgique) d’un père originaire d’Orléans et d’une mère wallone ; marié depuis quarante ans à une Italienne de Carrare, Jean-Pierre Verheggen s’est montré très tôt attentif aux langues, y compris aux langues basses, et via Joyce, Artaud, Queneau, Jarry, Gadda, Biély ou Khlebnikov, etc..., aux grandes irrégularités de langage. En 1995 son œuvre et surtout Ridiculum vitae lui a valu le grand prix de l’humour noir.

Agnès Verlet

Agnès Verlet a partagé sa vie entre Paris où elle est née et où elle vit, et Marseille où elle a travaillé et vécu pendant vingt ans. Psychanalyste, elle écrit à Paris et enseigne la littérature à l’Université de Provence.

La Différence a publié d’elle Les Violons brûlés en 2006.

Christine Verneuil

Christine Verneuil est haut fonctionnaire. Paris-Bruxelles, grande vitesse est son premier essai.

Michel Waldberg

Prix Roger Caillois 2001 pour l’ensemble de son œuvre. Né en 1940, Michel Waldberg est le fils de Patrick Waldberg, écrivain, et d’Isabelle Waldberg, sculpteur. Poète, prosateur, essayiste, polémiste redoutable, traducteur de Lowry et de Philip Roth, il est un écrivain « complet ». Son mépris des modes et de l’agitation parisienne l’a maintenu longtemps loin de la capitale. Son retour, à la périphérie, près des « gisants » de Saint-Denis, lui permet d’achever plusieurs livres.

La Différence a publié de lui :
POÈMES
Vivant ou mort, 1979.
Wagon-foudre, suivi de Toccatas fortes, 1984.
ROMANS
La Boîte verte, 1995.
LE PEU DE RÉALITÉ ILa Forêt sans arbre, 1989, deuxième édition 2000.
LE PEU DE RÉALITÉ II La Veste de fer, 2000.
Mort d’un chien, 2000.
La Caissière, 2001.
ESSAI
Un zeste de zen, 1984, deuxième édition 1990.
Gurdjieff hors les murs, 1974, deuxième édition 2001.
La Parole putanisée, 2002.
SUR LA PEINTURE
Pomar – Peintures, 1989.
Pomar, 1991. Isabelle Waldberg, 1992.
Joan Mitchell, 1992, deuxième édition 1999.
Jean-Baptiste Sécheret, 2000.
Júlio Pomar, Catalogue raisonné II, 2001.

Ylipe

Né au siècle dernier à Bordeaux, Ylipe, grand et bien proportionné, passe beaucoup de temps dans les vignes en quête de jeune vendangeuses à catéchiser. Son véritable nom (Labarthe) désigne un petit champ inondable en hiver. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages. L’un d’entre eux Aqua Toffana, reçut en 1962 le Grand Prix de l’Humour noir. Textes sans paroles paru l’an dernier au Dilettante, amusa ses lecteurs.

Pierre Kyria

Journaliste, éditeur, critique littéraire au Monde et au Magazine Littéraire, Pierre Kyria est l’auteur d’une dizaine de romans : Manhattan Blues, La Mort blanche, Mademoiselle Sarah, Le Valet noir, Comtesse Lipska...
On lui doit également des essais consacrés à Lisbonne, Jean Lorrain, les frères Goncourt.

Fabrice Hergott

Fabrice Hergott est né en 1961. Après sa thèse en histoire de l’art, il commence sa carrière au musée de Saint-Étienne, avant de rejoindre le Centre Georges Pompidou à Paris.
De 2001 à 2007, il dirige les musées de Strasbourg – où il propose, entre autres, une rétrospective de Bernard Dufour en 2006 – avant d’être nommé, en 2007, directeur du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Peter Adam

Depuis 1989, Peter Adam partage sa vie entre Paris et le Var avec son ami Facundo Bo, comédien principal du groupe TSE, compagnie de théâtre fondée par Alfredo Arias. Il a écrit plusieurs livres, notamment sur l’architecte Eileen Gray, sur le peintre David Hockney et sur l’art du Troisième Reich, sujet sur lequel il a déjà réalisé deux documentaires primés aux Academy Award.

Hervé Castanet

Hervé Castanet est né en 1950. Professeur des universités, il est membre de l’École de la Cause freudienne et psychanalyste à Marseille. Il a publié une douzaine de livres, notamment sur Pierre Klossowski et les liens entre l’art, la littérature et la psychanalyse. Il a créé la revue Il Particolare – art, littérature, théorie critique en 1999.

Yun Sun Limet

Yun Sun Limet est née à Séoul en 1968. De nationalité belge, elle vit à Paris depuis 1993. Docteur ès lettres, elle a enseigné à Paris 8 et à l’Université catholique de Louvain, avant de travailler dans l’édition. Elle a publié de nombreux articles de théorie littéraire et a dirigé avec Pierre-Emmanuel Dauzat un livre sur Cioran, paru en octobre 2009 chez Gallimard. Elle est également auteur de fictions (Les Candidats, Prix de la première œuvre de la Communauté française de Belgique, La Martinière, 2004, Points-Seuil, 2005 ; Amsterdam, L’Olivier, 2006 ; Mille neuf cent quatre-vingt-treize, La Rue de Russie, 2009) et membre du comité de rédaction du site littéraire remue.net fondé par François Bon.

André Masson

Né dans l’Oise, André Masson passe son enfance à Bruxelles, avant de s’inscrire en 1912 à l’École des Beaux-Arts de Paris. Au début de la guerre, il s’engage dans l’armée, mais est gravement blessé au Chemin des Dames et réformé. Ce souvenir demeure toute sa vie comme un traumatisme incurable.

Les premières œuvres de Masson adoptent le style cubiste, mais, très proche notamment de Georges Bataille, le peintre se lie au début des années 1920 au groupe surréaliste et peint en 1923 une première toile au contenu symbolique, Les Quatre Éléments, achetée par André Breton. L’artiste adhère au mouvement et réalise en 1924 son premier dessin automatique, puis, à partir de 1927, des tableaux de sable. Il illustre de dessins érotiques des textes sulfureux de Bataille et de Sade.

Masson rompt en 1929 avec Breton, mais est un des collaborateurs actifs de la revue surréaliste Minotaure, publiée à partir de 1933. Dans les années 1930 l’artiste produit des séries de dessins sur le thème des Massacres ou de [Portraits imaginaires. En 1941 il se réfugie aux États-Unis en compagnie de plusieurs surréalistes, dont Breton. L’influence de sa démarche automatique est déterminante sur l’œuvre d’Arshile Gorky ou de Jackson Pollock.

De retour en France au lendemain de la guerre, Masson s’installe à Aix-en-Provence et remplace l’automatisme par une peinture de paysage expressionniste et lyrique très colorée, aux limites de l’abstraction. En 1965 lui est confié le décor du plafond du théâtre de l’Odéon, tandis que la même année une rétrospective au musée national d’Art moderne consacre son œuvre.

Il meurt à Paris en 1987, à l’âge de quatre-vingt onze ans.

André Raffray

Né en 1925 à Nonancourt, André Raffray commence sa carrière en exécutant dessins et gouaches pour des films d’animation ainsi que pour la fameuse série Les Brigades du Tigre.
En 1977, ses douze gouaches illustrant la vie de Marcel Duchamp pour l’exposition inaugurale du Centre Pompidou consacrée à cet artiste, le rendent célèbre. Dès lors sa carrière prend un tournant décisif. André Raffray multiplie ses contributions à « l’art sur l’art », il réalise des séries inspirées par des œuvres majeures d’artistes qu’il admire : Van Gogh, Courbet, Mondrian ou Picasso.
Il a exposé ses œuvres dans le monde entier. Le musée des Beaux Arts de Brest présente actuellement l’exposition : André Raffray. Le Peintre des peintres.

Les Éditions de la Différence lui ont consacré trois monographies : André Raffray, un musée imaginaire (2001), André Raffray ou la peinture recommencée (2003) et Étant donné André Raffray (2008). Il a illustré la pièce de théâtre de Pierre Nahon, La Fille du Boulanger en 2009.

Michel Conil Lacoste

Après des études de lettres, de philosophie et d’ethnologie, Michel Conil Lacoste, né en 1923, a travaillé pour les services culturels du Quai d’Orsay et a été lecteur à l’université du Caire critique d’art moderne et contemporain au journal Le Monde entre 1953 et 1975, il est l’auteur d’un Kandinsky, de plusieurs brochures de l’UNESCO sur les arts japonais, éthiopiens et africains et du premier tome d’une Histoire de l’UNESCO, chronique d’un grand dessein, paru en 1994. Il est mort en 2004.

Son Tinguely, l’énergétique de l’insolence a été écrit par Michel Conil Lacoste en étroite collaboration avec l’artiste, dont il avait été parmi les premiers en France à saluer l’œuvre.

Jocelyne François

Née en 1933 à Nancy, elle a publié trois recueils de poèmes, sept romans (parmi lesquels Joue-nous España, Prix Femina, et Portrait d’homme au crépuscule, Prix Erckmann-Chatrian), deux livres indéfinissables, trois tomes d’un journal intermittent, une monographie sur la peinture d’Arpad Szenes et une autre, consacrée à la peinture de Claire Pichaud, à paraître.

Patrick Quillier

Patrick Quillier, poète et traducteur, enseigne la littérature comparée à l’université de Nice. Il est le traducteur des poètes portugais Eugénio de Andrade et Fernando Pessoa, notamment de la nouvelle édition des poèmes d’Álvaro de Campos paru chez Bourgois en 2001. Il est aussi l’éditeur de ses œuvres poétiques dans la Pléiade.

Thierry Clermont

Thierry Clermont est né en 1966. Poète, journaliste au Figaro littéraire et critique musical, il a publié un premier recueil de poèmes en 2005 aux éditions Maelström/City Lights, Brooklyn : sketches, et des textes dans les revues Action poétique, Le Nouveau Recueil, Petite… Il a collaboré avec les compositeurs Régis Campo, Gilles Schuehmacher et la cantatrice Rachel Guilloux.

Jo Vargas

Jo Vargas est née à Paris en 1957. Après les Arts décoratifs de Paris et les ateliers de l’Opéra de Paris, elle se consacre exclusivement à la peinture et aux décors de théâtre. À partir de 1992 elle expose régulièrement, à la galerie Liliane François, la Bibliothèque des littératures policières, le Théâtre national de Cergy-Pontoise, la galerie Pablo Barletta, l’Historial de la Grande Guerre, et surtout à la galerie Annie Andrieu avec laquelle elle travaillera onze années.

André Scala

André Scala enseigne la philosophie. Il a écrit des ouvrages sur des artistes (Pieter de Hooch…) et des philosophes (Spinoza, Berkeley), ainsi que des scénarios (Les Derniers Jours d’Emmanuel Kant…)

Claude Mineraud

Né en 1931 dans le Poitou, Claude Mineraud assiste à neuf ans à la débâcle de 1940. La mort de son père l’oblige à interrompre ses études de philosophie à vingt et un ans et à assurer la survie de sa famille. À vingt-neuf ans il crée sa première entreprise dans le courtage d’assurance dont le notariat français devient très vite le principal client. Sa position de clé de voûte d’affaires prospères lui permet de mesurer, in situ, les forces de destruction du capitalisme financier.

Patricia Cottron-Daubigné



Patricia Cottron-Daubigné est née à Surgères, en Charente-Maritime. Elle vit et travaille aux abords du Marais Poitevin. Elle a publié des poèmes dans des revues (Décharges, Friches, Ici è là, Contre-allées, N4728), quelques recueils chez Soc et Foc, au Dé bleu, aux éditions Tarabuste. Sa voix porte et résonne.

Michel Chaillou

Né à Nantes en 1930, Michel Chaillou est l’auteur de plus de vingt-cinq ouvrages dont de nombreux romans (Jonathamour, Collège Vaserman, La Croyance des voleurs, Mémoire de Mlle…) Il obtient le Prix des Libraires pour La Croyance des voleurs en 1989. En 2002, il reçoit le Prix de la langue française et, en 2007, le Grand Prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

Bruno Migdal

Bruno Migdal est né à Saint-Cloud en 1958. Il travaille dans un établissement scientifique en région parisienne. Son attachement à la littérature le pousse à entamer des études de lettres à l’âge de quarante-deux ans. Petits bonheurs de l’édition est sa première publication.

Louis-Albert Serrut

Louis-Albert Serrut est cinéaste et engagé dans la vie associative. Il a réalisé deux films, Vie publique qui traite de la place du handicap dans la société et Cercles où il montre l’éclatement du corps social et la violence qui en découle. Auteur d’une thèse sur le cinéaste selon lui le plus étudié au monde, Jean-Luc Godard, cinéaste acousticien, il enquête sur les procédés de discours de celui-ci. De longs séjours en Afrique ont permis de donner à sa réflexion citoyenne une dimension mondialisée.

Andréas Becker

Né en 1962 à Hambourg, Andréas Becker, après des études de philosophie et d’histoire, vit en Allemagne jusqu’en 1990. En 1991, il se rend à Lyon où il découvre, émerveillé, la langue française. Il décide de rester en France, gagne sa vie comme professeur d’allemand puis comme traducteur de romans de gare avant de s’engager dans une carrière commerciale. Malgré sa réussite dans ce domaine, il décide d’y renoncer pour s’immerger tout entier dans son travail d’écrivain.

les ouvrages de ce traducteur :




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