Wu Guanzhong

Né en 1919 dans le village de Beiqu dans la province de Jiangsu, il prépare, à dix-sept ans, son entrée à l’École des Beaux-Arts de Hangzhou quand éclate la guerre avec le Japon. Professeurs et élèves fuient avec le directeur de l’école Lin Fengmian sur des bateaux de bois. Finalement, il change d’école et fait ses études dans la province du Jiangxi. Il apprend la technique de la peinture à l’huile et celle de la peinture chinoise traditionnelle. En 1945, il est assistant au département d’Architecture de l’Université de Chongqing. Il suit des cours de français. En 1946, dans le cadre d’un échange entre étudiants français et chinois, il est choisi pour aller étudier la peinture en France. Il épouse cet hiver-là, à Nanjing, Zhu Biqin dont il aura trois enfants. Arrivé à Paris en août 1947, il s’inscrit aux Beaux-Arts où il travaille dans l’atelier de Souverbie. Il visite l’Europe, notamment la Suisse, l’Italie, l’Angleterre. Quand, en 1949, la République populaire de Chine voit le jour, il est en Europe. En été 1950, il prend à Marseille le bateau pour Hongkong. De là, il rentre à Pékin. Dès 1952 on l’accuse de conformisme bourgeois. Plutôt que de peindre les figures imposées par le régime, il se réfugie dans la peinture de paysage et le portrait. En 1966, éclate la Révolution culturelle. Il est désormais interdit de peindre, d’écrire et d’enseigner. Avant que les gardes rouges ne trouvent sa maison et ne confisquent ses biens, il détruit toutes ses peintures à l’huile, ses nus et ses œuvres faites à Paris. En 1970, à l’âge de cinquante et un ans, il est envoyé dans la province de Hebei pour travailler aux champs. Séparé de sa femme, il est sous la surveillance des cadres de l’armée chargés de le rééduquer. Il est néanmoins permis de peindre pendant les vacances. En 1973, de retour à Pékin, on le charge de réaliser une peinture murale pour le nouveau bâtiment de l’Hôtel de Pékin. Il se remet à la peinture à l’huile et à l’encre sur rouleau. En 1976, il peint une grande toile pour le Musée d’Histoire de la Chine. En 1978, à l’âge de 59 ans, l’Académie des Arts et des Arts décoratifs lui organise sa première exposition personnelle. L’année suivante le Musée national des Beaux-Arts de Chine lui consacre une grande rétrospective où sont montrés plus de cent tableaux et encres. C’est le début de la reconnaissance, d’abord dans les différentes provinces de Chine où ses œuvres sont présentées, puis au Japon et aux États-Unis. Les expositions se succèdent, Singapour, Pékin, Tokyo, Hongkong, Londres, Paris, en 1993 au musée Cernuschi, Taipei en 1997, Hongkong à nouveau, en 2001. De nombreuses publications sur son œuvre paraissent en Asie. Depuis 2005 un musée consacré à son œuvre se construit à Singapour. La Galerie Baiyaxuan édite et montre son travail régulièrement à Pékin.

Claude Margat

Né à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime), Claude Margat a publié des romans, de la poésie et des essais. Imprégné de culture chinoise, proche de François Cheng et de Yolaine Escande, il peint de grands paysages à l’encre de Chine depuis 1990. Deux missions Stendhal l’ont conduit en Chine où il a exposé ses peintures et rencontré deux grands calligraphes, Qin Zhu Yi et Li Shou Ping.

La Différence a publié de lui Poussière du Guangxi, en 2004, L’Horizon des cent pas, en 2005 et Daoren, un rêve habitable, en 2009.

http://www.claudemargat.com

Pierre-Jean Rémy

Pierre-Jean Rémy, de son vrai nom Jean-Pierre Angrémy, élu à l’Académie française en 1987, a été diplomate, président de la Bibliothèque nationale de France et directeur de la Villa Médicis à Rome, où il a organisé de nombreuses expositions, notamment d’artistes contemporains. Il a séjourné à Pékin de 1964 à 1966 avant d’y retourner de très nombreuses fois – en particulier entre 2000 et 2005, à l’occasion des « Années croisées France Chine » qu’il a présidées. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à la Chine, dont Le Sac du palais d’été et l’édition en poche des Stèles de Victor Segalen. Il est l’auteur de plus de cinquante romans et de plusieurs volumes de poésie.
Il collectionne les photos anciennes de Chine et a lui-même, depuis plus de quarante ans, rapporté de Chine des milliers de photographies. Il a également préfacé le catalogue de l’exposition de 2005 de Chu Teh-Chun à Shanghai.

Victor Segalen

Esprit indépendant, curieux, Victor Segalen (1878-1919) occupe une place à part dans l’archéologie et la littérature. Né à Brest, médecin dans la marine, affecté d’abord en Polynésie, il s’intéresse à Gauguin, publie un premier livre sur les Maori, avant de se passionner pour la Chine, pays qui nourrira toute son œuvre, poèmes et romans. Chargé de diverses missions archéologiques et géographiques, ce merveilleux styliste laisse une œuvre prémonitoire sur les découvertes récentes de la statuaire chinoise.

les ouvrages de ce traducteur :




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