Stefan George

Le

poète allemand Stefan George est né en 1868 dans le village de Büdesheim près de Bingen. De 1888 à 1890, il se rend à Londres, en Italie et notamment à Paris, où il rencontre les poètes symbolistes, et plus particulièrement Stéphane Mallarmé, qui devient son modèle au début de sa carrière littéraire. À cette époque, la situation littéraire en Allemagne est marquée par un post-classicisme et par un naturalisme que rejette Stefan George. Auteur d’une œuvre au ton unique, il est le principal acteur du renouveau du langage poétique allemand à la fin du XIXe siècle et a eu une influence considérable sur des auteurs comme Hofmannsthal, Rilke, Benn et même le jeune Celan. La nouvelle sensibilité poétique qu’il a fait triompher en Allemagne a par ailleurs permis la découverte et la revalorisation des hymnes tardives de Hölderlin par un de ses disciples au début du siècle et son ethos intransigeant a pu inspirer la tentative de tyrannicide de Claus von Stauffenberg. Il meurt en 1933 en Suisse.

Gottfried Benn

Né en 1886, mort en 1956, Gottfried Benn est considéré comme l’un des plus grands écrivains allemands de sa génération, au même titre que Thomas Mann, Robert Musil, Ernst Jünger et Bertolt Brecht.

Friedrich Hölderlin

Friedrich Hölderlin est né à Lauffen, dans le Wurtemberg, en 1770. Parmi les poètes allemands, son premier modèle fut Klopstock. Comme la plupart de ses contemporains, il ne put échapper à la fascination d’Ossian. Mais bientôt il s’attacha entièrement à son compatriote souabe, Schiller. Le premier volume d’Hypérion, qui avait paru en 1797, et quelques poésies publiées dans Les Heures et dans les Almanachs des Muses de Schiller, l’avaient fait connaître. Sa santé s’altéra par les privations, ses accès de mélancolie devinrent plus fréquents. Il sentit plus douloureusement le contraste entre le monde qu’il rêvait et celui où il était réduit à vivre, et il s’en plaint dans ses lettres. « Ce climat, dit-il un jour, n’est pas fait pour des poètes, et voilà pourquoi, de dix plantes de cette espèce, c’est à peine si une seule peut pousser. » Il publia, en 1804, une traduction de l’Œdipe Roi et de l’Antigone de Sophocle. Sa folie étant devenue incurable, on le logea chez un menuisier de Tübingen, qui le prit en amitié, et qui le garda durant sa longue agonie, jusqu’en 1843. Ce qui frappe le plus dans l’œuvre de Hölderlin, ce qui étonne même si l’on considère l’état habituellement inquiet de son esprit, c’est la tranquille plasticité de la forme. Le sens de la beauté était inné en lui. Il est le premier qui se soit trouvé à l’aise dans les mètres antiques.

Peter Adam

Depuis 1989, Peter Adam partage sa vie entre Paris et le Var avec son ami Facundo Bo, comédien principal du groupe TSE, compagnie de théâtre fondée par Alfredo Arias. Il a écrit plusieurs livres, notamment sur l’architecte Eileen Gray, sur le peintre David Hockney et sur l’art du Troisième Reich, sujet sur lequel il a déjà réalisé deux documentaires primés aux Academy Award.

Frederic Prokosch

Venant d’Autriche-Hongrie, ses parents s’installent dans le Midwest. Il suit un cursus universitaire très classique : Yale, puis ce sera l’Angleterre, la Suède où il enseignera, un retour en Amérique. Il demeure à l’écart des courants littéraires américains comme européens ; ses personnages les plus attachants demeurent des solitaires. Il traduit Hölderlin, séjourne en Italie et enfin choisit la France pour vivre ses vingt dernières années, d’abord à Paris, puis à Grasse. Il a laissé une suite de portraits d’écrivains ou artistes très intéressants : Voix dans la nuit.

les ouvrages de ce traducteur :




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